Polices, palettes, icônes 3D, compression d'images, maquettage, inspiration UX : 14 outils gratuits vérifiés, avec ce qui est vraiment gratuit et les licences à connaître.
Voici 14 outils digitaux gratuits (ou avec une offre gratuite utile) que l’on recommande aux designers, développeurs et entreprises : Fontshare et Google Fonts pour les polices, Coolors pour les couleurs, Unsplash, 3dicons, Shapefest et Storyset pour les visuels, remove.bg, Squoosh et TinyWOW pour traiter images et PDF, Figma pour maquetter, et Lookup Design, Laws of UX et Microcopy pour l’inspiration et l’ergonomie. Chaque outil a été vérifié en septembre 2026, avec ses conditions d’utilisation.
La première version de cette liste datait de 2023. Depuis, plusieurs sites ont fermé ou changé de modèle : on les a retirés et remplacés par des outils plus solides. Pour chacun, on précise ce qui est gratuit, ce qui est payant et les points de licence à connaître avant un usage commercial.
- Où trouver des polices gratuites utilisables en commercial ?
- Quel outil pour créer une palette de couleurs ?
- Où trouver des photos, icônes et illustrations gratuites ?
- Quels outils pour retoucher images et PDF en ligne ?
- Quel outil gratuit pour maquetter un site ou une application ?
- Où trouver de l’inspiration UX et UI ?
- Tableau récapitulatif des 14 outils
- Quelles précautions prendre avec les outils gratuits ?
- Questions fréquentes
- Sources
Où trouver des polices gratuites utilisables en commercial ?
1. Fontshare
Fontshare est la plateforme de polices gratuites de l’Indian Type Foundry (ITF), une fonderie typographique professionnelle. Toutes les polices y sont gratuites pour un usage personnel et commercial. Deux licences coexistent : les polices « Closed Source », conçues par ITF et exclusives à Fontshare (comme Satoshi ou Clash Display), relèvent de l’ITF Free Font License ; les polices « Open Source » relèvent de la licence SIL Open Font License. Le catalogue compte une centaine de familles, avec des filtres par style, graisse et personnalité, et des suggestions d’associations.

2. Google Fonts
Le catalogue de polices le plus utilisé sur le web. Selon la FAQ officielle, toutes les polices Google Fonts sont open source, gratuites et utilisables commercialement, la plupart sous licence SIL Open Font License. Un point à connaître pour un site européen : quand les polices sont chargées depuis les serveurs de Google, le navigateur du visiteur transmet son adresse IP à Google. Google indique qu’on peut les héberger soi-même sur son propre serveur, auquel cas Google ne reçoit aucune donnée de visite.
Pour choisir et associer vos polices, notre article sur la typographie en web design donne une méthode simple.
Quel outil pour créer une palette de couleurs ?
3. Coolors
Coolors génère des palettes en appuyant sur la barre d’espace, permet de verrouiller les teintes que l’on garde et de parcourir des milliers de palettes prêtes à l’emploi. L’offre gratuite génère des palettes jusqu’à 5 couleurs et en sauvegarde jusqu’à 10, avec de la publicité. L’offre Pro ajoute notamment les palettes jusqu’à 10 couleurs, la vérification des contrastes et des exports avancés.
Une palette générée n’est qu’un point de départ : vérifiez toujours le contraste entre texte et fond, et la cohérence avec votre charte graphique.
Où trouver des photos, icônes et illustrations gratuites ?
4. Unsplash
Banque de photos dont la licence autorise le téléchargement et l’usage gratuits, commerciaux ou non, sans obligation de créditer l’auteur (le crédit reste apprécié). Deux limites : on ne peut pas revendre les photos sans modification significative, ni les compiler pour créer un service concurrent. Attention, une partie des images relève d’Unsplash+, un abonnement payant avec sa propre licence : vérifiez la mention affichée avant de télécharger.
5. 3dicons
Bibliothèque d’icônes 3D créée par le designer Vijay Verma : plus de 200 icônes déclinées en plus de 1 400 rendus (angles, couleurs, matières). Elles sont publiées sous licence CC0, donc utilisables dans des projets personnels ou commerciaux sans attribution. Un fichier Figma et un plugin sont disponibles. Utile pour une interface d’application, un onboarding ou une page d’accueil qui a besoin de relief.

6. Shapefest
Grande bibliothèque de formes et d’illustrations 3D pour présentations, visuels de réseaux sociaux ou en-têtes de pages. Quelques packs sont gratuits en 512 × 512 pixels, suffisants pour des icônes ou de petites illustrations ; les versions en haute définition (3 000 × 3 000 pixels) sont payantes. Une même licence couvre l’usage personnel et commercial.

7. Storyset
Illustrations personnalisables (couleurs, éléments affichés) et animables, éditées par Freepik. C’est pratique pour illustrer une page d’erreur, un état vide ou une présentation. Lisez bien les conditions : l’usage gratuit impose de créditer Storyset, et les conditions encadrent strictement l’usage publicitaire ou commercial. Pour un site d’entreprise ou une campagne, vérifiez que votre cas est couvert, ou passez par l’abonnement qui supprime l’obligation de crédit.

Quels outils pour retoucher images et PDF en ligne ?
8. remove.bg
Supprime l’arrière-plan d’une photo en un clic, sans passer par Photoshop : pratique pour des photos produits ou des portraits d’équipe. Changement important : remove.bg appartient à Canva, et le site autonome ne sera plus disponible à partir du 1er décembre 2026. L’outil continue au sein de Canva, où il peut être essayé gratuitement. Si vous avez acheté des crédits remove.bg, ils expirent à cette même date.

9. Squoosh
Application de compression d’images développée par l’équipe Chrome de Google, open source (licence Apache 2.0). Elle compare l’image avant et après compression et exporte dans les formats modernes comme WebP ou AVIF. Son atout : l’image n’est pas envoyée sur un serveur, tout se passe dans votre navigateur. C’est l’outil idéal pour alléger les images d’un site, un levier simple pour la vitesse de chargement et le référencement des images.
10. TinyWOW
Une boîte à outils en ligne très large : plus de 45 outils PDF (fusion, compression, conversion, signature), des outils d’image, de vidéo et de conversion de fichiers. L’usage de base est gratuit et sans inscription, avec de la publicité ; une offre premium à 9 dollars par mois supprime la publicité et accélère le traitement. Le site indique que les fichiers traités sont supprimés au bout d’une heure. Évitez malgré tout d’y envoyer des documents confidentiels (voir plus bas).

Quel outil gratuit pour maquetter un site ou une application ?
11. Figma
Outil de conception d’interfaces très répandu, utilisable dans le navigateur. L’offre gratuite Starter donne accès à des brouillons illimités, aux kits d’interface et aux modèles, ainsi qu’à un quota quotidien de crédits d’IA. Les offres payantes débloquent les fichiers et projets illimités et le travail en équipe. C’est le bon outil pour poser un wireframe avant de briefer un prestataire.
Où trouver de l’inspiration UX et UI ?
12. Lookup Design
Une bibliothèque d’exemples d’interfaces classés par composant : en-tête, pied de page, carte, filtres, barre de recherche, navigation. Plutôt que de parcourir des centaines de captures, on cherche directement « footer » ou « filters » et on compare des solutions tirées de sites réels. Le site revendique plus de 900 captures, sélectionnées et indexées à la main.

13. Laws of UX
Créé par le designer Jon Yablonski, Laws of UX présente de façon visuelle les principes de psychologie utiles à la conception d’interfaces : loi de Hick (plus il y a de choix, plus la décision est longue), loi de Fitts (une cible est plus facile à atteindre si elle est grande et proche), loi de Jakob (les utilisateurs attendent que votre site fonctionne comme ceux qu’ils connaissent), effet de position en série, charge cognitive. Une excellente base pour argumenter un choix d’ergonomie face à un client ou une équipe. Pour aller plus loin, lisez notre article qu’est-ce que l’UX ?

14. Microcopy
Une bibliothèque de près de 500 microcopies : messages d’erreur, textes de compte, titres, slogans. Les microcopies sont ces petits textes d’interface (bouton, confirmation, message d’erreur) qui guident l’utilisateur. Les exemples sont en anglais, mais ils donnent de bonnes idées de ton et de formulation à adapter en français.

Tableau récapitulatif des 14 outils
| Outil | Usage | Ce qui est gratuit | Point de vigilance |
|---|---|---|---|
| Fontshare | Polices | Toutes les polices, usage commercial compris | Deux licences différentes selon la police |
| Google Fonts | Polices | Tout le catalogue, usage commercial compris | Héberger les polices soi-même pour éviter l’envoi d’IP à Google |
| Coolors | Palettes | Génération jusqu’à 5 couleurs, 10 palettes sauvegardées | Vérifier les contrastes |
| Unsplash | Photos | Photos sous licence Unsplash | Les images Unsplash+ sont payantes |
| 3dicons | Icônes 3D | Tout, licence CC0 | Aucun |
| Shapefest | Formes 3D | Quelques packs en 512 × 512 px | Haute définition payante |
| Storyset | Illustrations | Usage avec crédit obligatoire | Usage commercial encadré |
| remove.bg | Détourage | Essai au sein de Canva | Site autonome fermé au 1er décembre 2026 |
| Squoosh | Compression d’images | Tout, open source | Aucun, traitement local |
| TinyWOW | PDF, images, fichiers | Usage de base avec publicité | Pas de documents confidentiels |
| Figma | Maquettes | Offre Starter | Limites de l’offre gratuite pour le travail en équipe |
| Lookup Design | Inspiration UI | Consultation | S’inspirer, pas copier |
| Laws of UX | Principes UX | Consultation | Contenu en anglais |
| Microcopy | Textes d’interface | Consultation | Contenu en anglais |
Quelles précautions prendre avec les outils gratuits ?
- Lisez la licence avant un usage commercial. « Gratuit » ne veut pas dire « libre de droits pour tout usage » : Storyset exige un crédit, Shapefest limite la résolution, Unsplash interdit la revente en l’état.
- N’envoyez pas de données sensibles (contrats, fichiers clients, pièces d’identité) sur un outil en ligne dont vous ne connaissez pas la politique de confidentialité. Préférez les outils qui traitent en local, comme Squoosh, ou vos logiciels installés.
- Anticipez la disparition d’un outil. Sur les 13 outils de la version 2023 de cette liste, quatre ne sont plus utilisables tels quels et un cinquième ferme son site autonome fin 2026. Gardez vos fichiers sources chez vous.
- Un outil ne remplace pas une méthode. Une belle palette ou une icône 3D ne font pas une identité cohérente ni une interface efficace.
Nous mettons aussi à disposition nos propres outils gratuits. Et si vous avez besoin d’une interface ou d’une identité conçue par des designers plutôt qu’assemblée à partir de ressources génériques, notre équipe peut prendre en charge votre identité visuelle. Écrivez-nous à contact@osmova.com ou via le formulaire de contact.
Questions fréquentes
Qu’est-ce qu’un outil digital ?
C’est un logiciel ou un service en ligne qui aide à produire, organiser ou diffuser un contenu numérique : création graphique, retouche d’images, maquettage, gestion de projet, communication. Cette liste se concentre sur les outils de design et de production web.
Pourquoi certains outils de la première version ont-ils disparu de la liste ?
En septembre 2026, Designjunction redirigeait vers un site sans rapport, UX Database renvoyait une erreur 404, Screenlane redirigeait vers un autre service et 12ft Ladder ne répondait plus. Nous les avons retirés plutôt que de vous envoyer vers des liens morts.
Peut-on utiliser ces ressources pour un client ?
Oui pour les polices Fontshare et Google Fonts, les icônes 3dicons (CC0) et les photos Unsplash, dans le respect de leurs licences. Pour Storyset et Shapefest, vérifiez les conditions propres à l’usage commercial avant de livrer.
Quel outil gratuit remplace Photoshop pour les tâches simples ?
Pour détourer, Canva (qui intègre remove.bg) ; pour compresser, Squoosh ; pour convertir ou redimensionner, TinyWOW. Pour de la retouche plus poussée, Affinity, désormais édité par Canva, est gratuit pour les particuliers.
Les polices Google Fonts sont-elles compatibles avec le RGPD ?
Le chargement depuis les serveurs de Google transmet l’adresse IP du visiteur à Google. En hébergeant les polices sur votre propre serveur, comme Google le permet, vous supprimez ce transfert.





