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Cloud computing : quels sont les différents types de cloud ?

Cloud computing : quels sont les différents types de cloud ?

    Le cloud computing fournit serveurs, stockage et logiciels à la demande via Internet. Public, privé, hybride ou multicloud, IaaS, PaaS ou SaaS : ce qui les distingue et comment choisir selon vos données, votre charge et vos compétences.

    Le cloud computing consiste à utiliser des ressources informatiques (serveurs, stockage, bases de données, logiciels) fournies à la demande via Internet et facturées selon l’usage, au lieu de les acheter et de les gérer soi-même. On distingue quatre grands types de cloud selon qui partage l’infrastructure : le cloud public (mutualisé chez un fournisseur), le cloud privé (dédié à une seule organisation), le cloud hybride (qui combine les deux) et le multicloud (plusieurs fournisseurs publics). À cela s’ajoutent trois modèles de service, IaaS, PaaS et SaaS, qui indiquent jusqu’où le fournisseur prend les choses en charge.

    Le choix entre ces options a des conséquences directes sur vos coûts, votre sécurité, votre conformité et votre capacité à changer de prestataire. On reprend ici la définition de référence, chaque type de cloud avec ses avantages, ses exemples et les cas où il vaut mieux l’éviter, puis la différence entre IaaS, PaaS et SaaS, les vraies raisons pour lesquelles une entreprise passe au cloud, ses limites et une méthode pour choisir.

    Qu’est-ce que le cloud computing ?

    Cloud computing
    Cloud computing

    La définition la plus citée est celle du NIST, l’institut américain des normes, publiée en 2011 (document SP 800-145). Le cloud y est décrit comme un accès réseau, pratique et à la demande, à un ensemble partagé de ressources informatiques configurables, que l’on peut mobiliser et libérer rapidement avec un minimum d’intervention du fournisseur.

    Pour parler de cloud, cinq caractéristiques doivent être réunies :

    1. Libre-service à la demande : vous créez un serveur ou un espace de stockage vous-même, depuis une console ou une API, sans attendre une intervention humaine.
    2. Accès par le réseau : les ressources sont accessibles via Internet depuis n’importe quel appareil.
    3. Mutualisation des ressources : le fournisseur partage son matériel entre plusieurs clients, qui ne savent généralement pas sur quelle machine précise tournent leurs services.
    4. Élasticité rapide : on ajoute ou on retire de la capacité en quelques minutes, parfois automatiquement.
    5. Service mesuré : la consommation est comptée (heures de calcul, gigaoctets stockés, requêtes) et sert de base à la facturation.

    Concrètement, les ressources proposées vont de la machine virtuelle au stockage de fichiers, en passant par les bases de données gérées, les fonctions exécutées sans serveur à gérer, les outils d’intelligence artificielle ou des logiciels complets utilisables dans un navigateur. Un hébergement de site web classique n’est pas forcément du cloud : s’il est facturé au forfait, sans élasticité ni libre-service, il n’en coche pas toutes les cases.

    Le marché est dominé par trois acteurs américains. Selon Synergy Research Group, les dépenses mondiales en services d’infrastructure cloud (IaaS, PaaS et cloud privé hébergé) ont atteint 143,4 milliards de dollars au deuxième trimestre 2026, en hausse de 43 % sur un an, avec 28 % de parts de marché pour Amazon (AWS), 20 % pour Microsoft (Azure) et 15 % pour Google (Google Cloud).

    Quels sont les différents types de cloud computing ?

    Le NIST distingue quatre modèles de déploiement : public, privé, communautaire et hybride. Dans la pratique, on parle surtout de public, privé et hybride, et on y ajoute le multicloud, devenu courant dans les grandes organisations. Le cloud communautaire (une infrastructure partagée par plusieurs organisations aux besoins communs, par exemple des établissements de santé) reste marginal.

    schéma Cloud computing
    Cloud computing schéma source : https://bit.ly/3uol3is
    TypeQui utilise l’infrastructurePoints fortsPoints faiblesProfil type
    PublicPlusieurs clients, chez un fournisseurPas d’investissement initial, élasticité, services prêts à l’emploiCoûts variables, dépendance au fournisseur, localisation des données à vérifierPME, startups, sites et applications à trafic variable
    PrivéUne seule organisationContrôle, isolation, configuration sur mesureCoût fixe élevé, compétences internes nécessairesSecteurs réglementés, grandes entreprises à charge stable
    HybridePrivé et public reliésDonnées sensibles en privé, pics de charge en publicComplexité d’architecture et d’exploitationEntreprises avec un existant sur site et des besoins variables
    MulticloudPlusieurs fournisseurs publicsMoins de dépendance, meilleur service pour chaque besoinCompétences multiples, pilotage des coûts plus difficileGrandes organisations, services critiques

    Le cloud public : comment fonctionne-t-il et pour qui ?

    Cloud computing
    Cloud computing

    Un cloud public est proposé par un fournisseur tiers à qui veut bien ouvrir un compte. Les clients partagent la même infrastructure physique, mais chacun dispose d’un environnement isolé logiquement : c’est ce fonctionnement « multi-locataire » qui le distingue du cloud privé. Le fournisseur achète et entretient les centres de données, les serveurs, le stockage et le réseau. Vous créez vos ressources depuis une interface web ou par programme, et vous payez ce que vous consommez.

    Pour l’utilisateur, le matériel est une boîte noire : vous ne choisissez pas une machine, vous choisissez une capacité (processeurs, mémoire, stockage) et une région géographique.

    Quels sont les avantages du cloud public ?

    • Pas d’investissement initial : ni serveurs à acheter, ni salle à climatiser, ni électricité à payer. La dépense devient un coût de fonctionnement.
    • Élasticité : vous augmentez la capacité pour un pic de trafic (soldes, campagne publicitaire, lancement) puis vous la réduisez, et vous ne payez plus les ressources inutilisées.
    • Rapidité de mise en service : un nouveau serveur se crée en quelques minutes au lieu de quelques jours ou semaines de commande et d’installation.
    • Disponibilité mondiale : les grands fournisseurs ont des régions sur plusieurs continents, ce qui permet de servir des clients éloignés rapidement et de répliquer les données entre plusieurs sites.
    • Services gérés : bases de données, files de messages, fonctions sans serveur, outils d’IA. Avec une architecture serverless, l’administration des serveurs disparaît presque entièrement et les développeurs se concentrent sur le produit.
    • Leviers d’optimisation : la plupart des fournisseurs proposent, en plus du paiement à l’usage, des tarifs réduits en échange d’un engagement de durée ou d’utilisation.
    • Travail à distance facilité : les équipes accèdent aux mêmes outils et aux mêmes données, où qu’elles soient.

    Quels sont les principaux fournisseurs de cloud public ?

    • Amazon Web Services (AWS) : le leader du marché, avec le catalogue le plus large (calcul EC2, stockage S3, fonctions Lambda, bases de données RDS). Notre article sur les services AWS détaille ceux qui comptent pour une PME.
    • Microsoft Azure : très présent dans les entreprises déjà équipées en environnement Microsoft.
    • Google Cloud : réputé pour ses outils de données et d’intelligence artificielle.
    • OVHcloud : fournisseur français, avec des offres de cloud public, de serveurs dédiés et de cloud privé hébergé, dont une partie qualifiée SecNumCloud.
    • Hetzner : fournisseur allemand de serveurs virtuels et dédiés, souvent retenu pour des besoins simples.
    • Oracle Cloud Infrastructure et Alibaba Cloud : Oracle vise surtout les entreprises utilisatrices de ses bases de données, Alibaba Cloud est le premier acteur en Chine.
    Cloud computing solution entreprise
    Cloud computing

    Quand choisir le cloud public, et quand l’éviter ?

    Le cloud public est le bon choix si votre demande varie (activité saisonnière, croissance rapide), si vous voulez passer vite de l’idée au marché, si vous créez souvent des environnements de test, ou si vos clients sont répartis dans plusieurs pays. Il convient à la grande majorité des sites web, des boutiques en ligne et des applications de PME.

    Il est moins adapté si votre charge est parfaitement stable et prévisible (un serveur dédié ou une infrastructure privée peut alors revenir moins cher sur plusieurs années), si vous avez des besoins matériels très spécifiques, des contraintes réglementaires fortes sur la localisation et le contrôle des données, ou des systèmes anciens difficiles à migrer.

    Le cloud privé : dans quels cas est-il justifié ?

    Cloud computing
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    Un cloud privé fonctionne selon les mêmes principes (virtualisation, libre-service, élasticité) mais sur une infrastructure réservée à une seule organisation. Les ressources ne sont pas partagées avec d’autres clients. Il n’est pas forcément installé dans vos locaux : on distingue trois formes.

    • Cloud privé interne (sur site) : l’entreprise achète les serveurs, les installe dans sa propre salle et son équipe informatique l’exploite de bout en bout.
    • Cloud privé hébergé : les serveurs sont loués chez un hébergeur et dédiés à l’entreprise. Plus besoin de centre de données, mais l’infrastructure reste exclusive. OVHcloud propose par exemple une offre Hosted Private Cloud.
    • Cloud privé géré par un tiers : un prestataire exploite et maintient la plateforme pour le compte de l’entreprise, y compris quand les serveurs doivent rester sur site pour des raisons réglementaires et que l’entreprise n’a pas les administrateurs nécessaires.

    Côté logiciel, un cloud privé se construit souvent avec OpenStack, une plateforme open source, ou avec les solutions de virtualisation de VMware.

    Quels sont les avantages du cloud privé ?

    Cloud computing
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    • Contrôle : matériel, configuration réseau, versions logicielles, tout se choisit selon vos besoins.
    • Isolation : aucune ressource n’est partagée avec d’autres organisations, ce qui simplifie certaines exigences de sécurité et d’audit.
    • Coût maîtrisé à grande échelle : pour une organisation qui a besoin en permanence d’une forte capacité, posséder ou louer une infrastructure dédiée peut revenir moins cher que de payer à l’usage.
    • Localisation connue : vous savez précisément où sont les données et qui y accède.

    Quand choisir le cloud privé, et quand l’éviter ?

    Il se justifie dans les secteurs très réglementés (banque, santé, administrations), pour les données particulièrement sensibles, pour les grandes organisations à charge élevée et stable, ou en cas de besoins matériels spécifiques.

    Évitez-le si votre demande évolue vite ou de façon imprévisible, si vous lancez un nouveau produit et préférez consacrer votre temps au produit plutôt qu’aux serveurs, ou si vous n’avez pas l’équipe pour l’exploiter. Pour une PME, c’est rarement le premier choix.

    Le cloud hybride : pourquoi combiner public et privé ?

    Cloud computing
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    Un cloud hybride relie au moins un environnement privé (sur site ou hébergé) et un cloud public, qui échangent des données et peuvent se répartir les charges. Le schéma le plus courant : les données sensibles et les applications critiques restent dans la partie privée, les applications moins sensibles et les pics de charge passent par le cloud public.

    Quels sont les avantages du cloud hybride ?

    • Le meilleur des deux mondes : l’isolation du privé pour ce qui l’exige, l’élasticité du public pour le reste.
    • Des coûts mieux répartis : la charge régulière tourne sur l’infrastructure privée, la capacité supplémentaire n’est payée qu’en cas de besoin.
    • Une migration progressive : on peut conserver un système ancien impossible à déplacer tout en développant les nouvelles applications dans le cloud public.
    • Une porte de sortie : si les tarifs d’un fournisseur ou la réglementation changent, déplacer une charge d’un côté à l’autre est plus simple quand l’architecture a été pensée pour les deux.

    Quels exemples de solutions hybrides ?

    • AWS Outposts : du matériel AWS installé dans vos locaux, piloté avec les mêmes outils que le cloud public AWS.
    • Azure Local : la solution d’infrastructure hybride de Microsoft, nouveau nom d’Azure Stack HCI depuis novembre 2024, reliée à Azure.
    • OpenStack relié à un cloud public : un cloud privé open source sur site, connecté à un fournisseur public par une liaison réseau dédiée.

    Quand choisir le cloud hybride, et quand l’éviter ?

    Il est pertinent si vous avez des données sensibles mais aussi des besoins d’évolutivité, une charge faible la plupart du temps avec des pics ponctuels, ou un existant sur site que vous ne pouvez pas migrer tout de suite. Il ne l’est pas si vous n’avez pas de besoin réel de combiner les deux : une architecture hybride demande du temps, de l’argent et des compétences. Une solution unique reste alors plus simple.

    Le multicloud : faut-il plusieurs fournisseurs ?

    Cloud computing
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    Le multicloud consiste à utiliser les services de plusieurs fournisseurs de cloud public, avec ou sans cloud privé à côté. La nuance avec l’hybride : l’hybride mélange privé et public, le multicloud mélange plusieurs publics. Une même entreprise peut être les deux à la fois.

    Ses avantages : ne pas dépendre d’un seul fournisseur, choisir pour chaque besoin le service le plus adapté ou le moins cher, et mieux résister à une panne ou à un incident chez l’un d’eux. Ses inconvénients : il faut maîtriser plusieurs plateformes, surveiller plusieurs factures, et répliquer un service chez deux fournisseurs coûte plus cher. Il concerne surtout les grandes organisations dotées d’équipes techniques solides. Pour une PME, utiliser un fournisseur d’infrastructure et quelques logiciels SaaS d’autres éditeurs est déjà une forme de multicloud, souvent suffisante.

    IaaS, PaaS ou SaaS : quel modèle de service choisir ?

    Les types de cloud disent où tourne l’infrastructure. Les modèles de service disent ce que le fournisseur gère pour vous. Plus on monte de l’IaaS vers le SaaS, moins vous avez de travail technique, et moins vous avez de contrôle.

    ÉlémentSur siteIaaSPaaSSaaS
    Données et paramétrageVousVousVousVous
    ApplicationVousVousVousFournisseur
    Environnement d’exécution, base de donnéesVousVousFournisseurFournisseur
    Système d’exploitationVousVousFournisseurFournisseur
    Serveurs, stockage, réseau, bâtimentVousFournisseurFournisseurFournisseur

    IaaS : l’infrastructure à la demande

    Avec l’Infrastructure as a Service, vous louez des machines virtuelles, du stockage et du réseau. Vous installez et maintenez vous-même le système, les logiciels et les mises à jour. Exemples : Amazon EC2, les machines virtuelles Azure ou Google Compute Engine, les instances Public Cloud d’OVHcloud, DigitalOcean. C’est le modèle le plus flexible : il convient aux équipes techniques qui veulent garder la main sur tout, aux applications aux besoins particuliers, aux charges de calcul importantes.

    PaaS : une plateforme pour développer et déployer

    Avec la Platform as a Service, le fournisseur gère les serveurs, le système, l’environnement d’exécution et souvent la base de données. Vos développeurs se contentent de déployer le code. Exemples : Google App Engine, AWS Elastic Beanstalk, Azure App Service. C’est le bon compromis pour une équipe qui développe ses propres applications sans vouloir administrer des serveurs. La contrepartie : moins de liberté de configuration et une dépendance plus forte aux outils propres à chaque plateforme.

    SaaS : le logiciel prêt à l’emploi

    Avec le Software as a Service, vous utilisez une application complète dans un navigateur ou une application, par abonnement. Le fournisseur s’occupe de tout : hébergement, mises à jour, sauvegardes, sécurité de la plateforme. Exemples : Google Workspace, Microsoft 365, Slack, Salesforce, HubSpot, Trello. C’est le modèle le plus accessible pour une PME : pas d’installation, pas de maintenance, des utilisateurs ajoutés en quelques clics. Ses limites : peu de personnalisation et vos données sont hébergées chez l’éditeur. Notre article qu’est-ce que le SaaS répond aux questions les plus fréquentes sur ce modèle.

    En pratique, la plupart des entreprises combinent les trois : du SaaS pour la bureautique et la relation client, un PaaS ou un IaaS pour leur site ou leur application métier.

    Pourquoi une entreprise passe-t-elle au cloud ?

    Au-delà de la technique, cinq raisons reviennent chez les entreprises qui migrent.

    1. Collaborer plus efficacement : plusieurs personnes travaillent sur les mêmes fichiers et les mêmes outils, au bureau, à domicile ou sur le terrain, sans s’échanger des pièces jointes.
    2. Transformer l’investissement en coût d’usage : plus besoin d’acheter des serveurs dimensionnés pour le pire des cas. On paie ce que l’on consomme, ce qui soulage la trésorerie d’une jeune entreprise.
    3. Renforcer la sécurité de base : les grands fournisseurs investissent dans la sécurité physique, la redondance électrique et la protection de leurs centres de données à un niveau hors de portée d’une PME.
    4. Récupérer ses données après un incident : un ordinateur volé ou une panne de disque ne signifie plus la perte des données si elles sont synchronisées et sauvegardées dans le cloud.
    5. Évoluer sans travaux : augmenter la capacité quand l’activité grandit, sans achat de matériel ni déménagement de serveurs.

    Une précision importante, souvent mal comprise : passer au cloud ne dispense pas de sauvegarder. Les fournisseurs appliquent un modèle de responsabilité partagée. AWS le résume ainsi : le fournisseur est responsable de la sécurité « du » cloud (matériel, réseau, installations), le client de la sécurité « dans » le cloud (ses données, ses accès, la configuration de ses services). Un fichier supprimé par erreur, un compte piraté ou un rançongiciel qui chiffre un dossier synchronisé restent votre problème. Il faut donc des sauvegardes indépendantes, testées, et une double authentification sur les comptes.

    Quelles sont les limites et les risques du cloud ?

    • Des coûts qui dérivent : le paiement à l’usage est un avantage tant que l’usage est surveillé. Des ressources oubliées, un stockage qui grossit ou un trafic sortant important alourdissent vite la facture. Mettez en place des alertes budgétaires dès le premier jour.
    • La dépendance au fournisseur : plus vous utilisez de services propres à une plateforme, plus il est difficile d’en partir. Le règlement européen sur les données (Data Act), applicable depuis le 12 septembre 2025, oblige les fournisseurs à faciliter le changement de prestataire et supprime entièrement les frais de changement, y compris les frais de sortie des données, à partir du 12 janvier 2027.
    • La souveraineté des données : héberger des données dans une région européenne d’un fournisseur américain ne les soustrait pas nécessairement aux lois extraterritoriales américaines. Pour les données les plus sensibles, l’ANSSI a créé la qualification SecNumCloud, dont la version 3.2 ajoute des critères de protection contre ces lois (localisation, droit applicable, contrôle du capital).
    • La dépendance à la connexion : sans Internet, pas d’accès aux outils. Une connexion de secours devient indispensable quand tout est en ligne.
    • Les pannes du fournisseur : rares, elles touchent tous les clients à la fois. Pour un service critique, on répartit les ressources sur plusieurs zones ou régions.

    Comment choisir le bon type de cloud ?

    1. Classez vos données : publiques, internes, personnelles, sensibles (santé, finance). Le niveau de sensibilité détermine les exigences de localisation et de qualification.
    2. Décrivez votre charge : stable ou variable, pics prévisibles ou non, croissance attendue.
    3. Faites l’inventaire de l’existant : ce qui peut migrer tel quel, ce qui doit être modernisé, ce qui doit rester sur site.
    4. Évaluez vos compétences : sans administrateur système, privilégiez SaaS, PaaS ou services gérés plutôt que de l’IaaS brut.
    5. Comparez le coût total sur trois ans, en incluant le temps d’administration, les sauvegardes, le trafic sortant et la sortie éventuelle.
    6. Prévoyez la réversibilité : formats de données ouverts, export régulier, clauses contractuelles de sortie.

    Pour un site vitrine, une boutique en ligne ou une application de PME, un cloud public européen ou un hébergement géré couvre la plupart des besoins. La vraie question devient alors qui s’occupe des mises à jour, de la surveillance et des sauvegardes : c’est l’objet de notre offre d’hébergement et maintenance, avec une formule adaptée au niveau de suivi (voir nos tarifs indicatifs). Pour une application sur mesure pensée dès le départ pour le cloud, voyez notre pôle applications web sur mesure.

    Questions fréquentes

    Quelle est la différence entre cloud et hébergement web ?

    Un hébergement classique loue une capacité fixe au forfait. Le cloud ajoute le libre-service, l’élasticité et la facturation à l’usage. Beaucoup d’hébergeurs proposent aujourd’hui les deux types d’offres.

    Le cloud est-il plus sûr qu’un serveur dans l’entreprise ?

    La sécurité physique et l’infrastructure d’un grand fournisseur dépassent presque toujours celles d’une PME. Mais la configuration, les accès et les sauvegardes restent sous votre responsabilité : la plupart des incidents viennent de là.

    Quels sont les 3 types de cloud computing ?

    On cite habituellement le cloud public, le cloud privé et le cloud hybride. Le multicloud en est une variante, et le NIST ajoute le cloud communautaire. Ne les confondez pas avec les trois modèles de service IaaS, PaaS et SaaS.

    Gmail ou Dropbox, c’est du cloud ?

    Oui : ce sont des logiciels SaaS, fournis à la demande par Internet, qui s’appuient sur une infrastructure de cloud public.

    Peut-on changer facilement de fournisseur cloud ?

    C’est plus simple qu’avant grâce au Data Act, qui impose d’accompagner le changement et supprime les frais de changement à partir du 12 janvier 2027. La difficulté technique demeure si votre application dépend de services propres à un fournisseur.

    Qu’est-ce qu’un cloud souverain ?

    Un cloud dont l’hébergement, l’exploitation et le droit applicable échappent aux lois non européennes. En France, la référence est la qualification SecNumCloud délivrée par l’ANSSI.

    Sources

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