Une méthode pratique en dix étapes pour créer une landing page qui convertit, de l'objectif au test A/B, avec un plan de page type, les réglages techniques et une liste de contrôle avant publication.
Pour créer une landing page performante, on suit toujours le même ordre : fixer un objectif unique et une source de trafic, écrire une promesse qui correspond exactement à l’annonce ou à l’e-mail d’origine, construire la page de haut en bas autour d’un seul appel à l’action, réduire le formulaire au strict nécessaire, supprimer la navigation, soigner la version mobile et la vitesse, installer le suivi des conversions, puis tester et améliorer. Chaque étape se vérifie avant de passer à la suivante.
Cet article est volontairement pratique : c’est une méthode en dix étapes, avec un plan de page type, les réglages techniques à ne pas oublier et une liste de contrôle avant publication. Si vous cherchez d’abord à comprendre ce qu’est une page de destination, à quoi elle sert et quels types existent, commencez par notre article page de destination : définition, fonctionnement et bonnes pratiques.
- Qu’est-ce qu’une landing page, en deux phrases ?
- Étape 1 : quel objectif et quelle source de trafic ?
- Étape 2 : quelle promesse afficher ?
- Étape 3 : comment organiser la page de haut en bas ?
- Étape 4 : comment rédiger un appel à l’action clair ?
- Étape 5 : que demander dans le formulaire ?
- Étape 6 : quel design pour une landing page ?
- Étape 7 : avec quel outil créer la page ?
- Étape 8 : quels réglages techniques prévoir ?
- Étape 9 : comment mesurer les conversions ?
- Étape 10 : comment tester et améliorer la page ?
- Quelle liste de contrôle avant publication ?
- Quelles erreurs éviter ?
- Questions fréquentes
- Sources
Qu’est-ce qu’une landing page, en deux phrases ?
Une landing page (ou page de destination, ou page d’atterrissage) est une page conçue pour recevoir les visiteurs d’une campagne précise (annonce, e-mail, publication, QR code) et leur faire accomplir une seule action : demander un devis, télécharger un guide, s’inscrire, acheter. Au lieu d’envoyer ces visiteurs sur votre page d’accueil, où ils devraient chercher ce qui les concerne, vous les faites atterrir directement sur une page qui parle de ce qu’ils attendent.
Étape 1 : quel objectif et quelle source de trafic ?
Tout commence par deux réponses écrites noir sur blanc :
- L’action unique attendue. Une page, un objectif. « Obtenir des demandes de devis pour la rénovation de salle de bains » est un objectif ; « présenter l’entreprise et récolter des contacts » n’en est pas un.
- D’où viennent les visiteurs. Une campagne Google Ads sur une requête précise, une newsletter envoyée à vos clients, une publicité sur les réseaux sociaux, un flyer avec QR code. La source détermine ce que le visiteur sait déjà, ce qu’il attend et le ton à adopter.
Si vous avez deux offres ou deux publics très différents, faites deux pages. C’est plus de travail au départ, mais chaque page peut alors parler précisément à son visiteur. Fixez aussi dès cette étape l’indicateur de réussite (nombre de demandes, taux de conversion, coût par contact) pour savoir, plus tard, si la page fonctionne.

Étape 2 : quelle promesse afficher ?
Le visiteur doit comprendre en quelques secondes qu’il est au bon endroit. La règle la plus importante est la cohérence avec le message d’origine : si l’annonce promet « Diagnostic énergétique à Montpellier sous 48 h », le titre de la page doit reprendre cette promesse, pas un slogan général. Google Ads en tient d’ailleurs compte : l’expérience sur la page de destination est l’un des trois composants du niveau de qualité, avec le taux de clics attendu et la pertinence de l’annonce, et elle mesure la pertinence et l’utilité de la page pour l’internaute qui a cliqué.
Pour écrire la promesse, répondez à trois questions :
- Qu’est-ce que le visiteur obtient ? (le bénéfice, pas la caractéristique)
- Pour qui est-ce fait ? (le visiteur doit se reconnaître)
- Pourquoi vous plutôt qu’un autre ? (délai, garantie, spécialité, proximité, à condition que ce soit vrai)
Le titre porte le bénéfice, le sous-titre précise pour qui et comment. Chaque phrase de la page doit ensuite soutenir cette promesse : si elle ne sert pas l’objectif, supprimez-la.
Étape 3 : comment organiser la page de haut en bas ?
La partie visible sans faire défiler doit suffire à comprendre l’offre et à agir. Les sections suivantes développent et rassurent. Une règle simple : chaque section porte une seule idée, et l’ordre suit les questions que se pose le visiteur. Voici un plan type, à adapter :
| Section | Rôle | Contenu |
|---|---|---|
| 1. En-tête | Dire « vous êtes au bon endroit » | Logo, titre (promesse), sous-titre, appel à l’action, visuel |
| 2. Bénéfices | Expliquer ce que le visiteur gagne | Trois à cinq bénéfices concrets |
| 3. Fonctionnement | Lever le flou | Les étapes (« 1. Vous remplissez… 2. On vous rappelle… »), délais |
| 4. Preuves | Rassurer | Avis clients réels, réalisations, labels, chiffres vérifiables |
| 5. Objections | Répondre aux freins | Mini FAQ : prix, engagement, délais, zone |
| 6. Appel final | Faire agir | Rappel de la promesse et du bouton ou formulaire |
| 7. Pied de page | Obligations | Mentions légales, politique de confidentialité |
Commencez par dessiner ce plan sur papier ou sous forme de maquette filaire (wireframe) avant de toucher au design : c’est le moment où l’on corrige le plus facilement l’ordre des arguments. Une page pour une offre simple peut être courte ; une offre chère ou complexe demande plus d’explications et de preuves.

Étape 4 : comment rédiger un appel à l’action clair ?
L’appel à l’action (CTA) est la partie la plus importante d’une landing page : tout le reste, du titre aux images, est là pour y conduire. Quelques règles :
- Un seul appel à l’action, répété si la page est longue (en haut, au milieu, en bas), mais toujours le même.
- Un verbe et un bénéfice : « Recevoir mon devis gratuit », « Télécharger le guide », plutôt que « Envoyer » ou « Valider ».
- Un bouton qui se voit : couleur réservée aux actions, taille confortable au doigt, texte lisible.
- Une précision rassurante à côté quand c’est vrai : « sans engagement », « réponse sous 24 h ».
Pour aller plus loin sur la formulation et le placement, lisez notre article sur le call to action (CTA).
Étape 5 : que demander dans le formulaire ?
Demandez uniquement ce dont vous avez besoin pour donner suite. Pour une inscription à une newsletter, l’adresse e-mail suffit. Pour un devis, ajoutez les deux ou trois informations indispensables pour chiffrer (type de projet, ville, délai). Chaque champ supplémentaire est une raison de plus d’abandonner : les autres informations viendront lors du premier échange. Pour un achat, restez sur l’essentiel (facturation, livraison, récapitulatif avant validation) et attendez que la commande soit passée pour demander le reste.
Côté règles :
- Informez les personnes : selon la CNIL, quand vous collectez des données directement (par exemple via un formulaire), vous devez informer les personnes de l’usage qui en sera fait. Une courte mention sous le formulaire et un lien vers votre politique de confidentialité sont la base.
- Séparez le consentement commercial : pour envoyer ensuite de la prospection par e-mail à des particuliers, il faut leur consentement préalable, avec une case dédiée non pré-cochée.
- Étiquetez chaque champ : une étiquette visible, pas seulement un texte d’exemple qui disparaît quand on tape, et des messages d’erreur qui expliquent quoi corriger.
Notre article sur les erreurs de formulaire de contact liste les pièges les plus fréquents.
Étape 6 : quel design pour une landing page ?
Le design d’une landing page est au service de l’action : une bonne conception met l’appel à l’action en valeur, une mauvaise le noie. En pratique, « moins » est presque toujours « plus ».
- Supprimez la navigation du site. C’est la grande différence avec une page classique : pas de menu, pas de liens vers d’autres pages. Le seul lien important est l’appel à l’action ; le logo peut ramener à l’accueil pour ceux qui veulent en savoir plus.
- Peu d’images, mais les bonnes. Une photo réelle du produit, du service ou de l’équipe vaut mieux que trois images de banque d’images. Évitez tout ce qui encombre visuellement.
- Un texte confortable à lire : taille de police généreuse, lignes pas trop longues, paragraphes courts, intertitres.
- Une mise en page simple : une colonne principale se lit naturellement sur mobile. Si vous hésitez entre une et deux colonnes sur ordinateur, testez les deux versions plutôt que de supposer.
- Une continuité graphique avec la campagne : si le visiteur arrive d’un e-mail ou d’une publicité, reprenez les mêmes couleurs, polices et visuels. Sinon, il se demande s’il est au bon endroit.

Étape 7 : avec quel outil créer la page ?
Trois options principales, selon votre situation :
| Option | Avantages | Limites | Pour qui |
|---|---|---|---|
| Sur votre site existant (par exemple WordPress, avec un modèle de page sans menu) | Même domaine, pas d’abonnement supplémentaire, données centralisées | Demande un modèle de page adapté et un site rapide | La plupart des PME qui ont déjà un site |
| Outil dédié aux landing pages | Création rapide, tests A/B intégrés | Abonnement mensuel, dépendance à l’outil | Équipes marketing qui lancent beaucoup de campagnes |
| Page développée sur mesure | Performance, intégrations poussées (CRM, calculateur, prise de rendez-vous) | Coût et délai de développement | Campagnes importantes ou parcours spécifiques |
Si votre site est sous WordPress, créer un modèle de landing page réutilisable est souvent le meilleur compromis : chaque nouvelle campagne se monte en quelques heures. C’est le genre de chantier qu’on réalise dans le cadre d’une création de site internet ou d’une évolution de site existant.
Étape 8 : quels réglages techniques prévoir ?
- Une adresse courte et lisible (par exemple /devis-salle-de-bains/), facile à partager et à reconnaître.
- Indexation ou non : une page destinée uniquement à une campagne payante ou à un e-mail, avec un contenu proche d’une autre page du site, peut être exclue des résultats de recherche avec la balise
meta robots noindex. Une landing page qui doit aussi attirer du trafic naturel, au contraire, doit être indexable et suffisamment riche en contenu. - La vitesse : les visiteurs d’une campagne arrivent souvent sur mobile. Google recommande un LCP (affichage de l’élément principal) inférieur ou égal à 2,5 secondes et un INP (réactivité) inférieur ou égal à 200 millisecondes. Compressez les images, évitez les vidéos lourdes en haut de page et les scripts inutiles.
- Le mobile : bouton accessible au pouce, formulaire utilisable sans zoomer, types de champs adaptés (clavier numérique pour un code postal).
- Une page de remerciement : après l’envoi, elle confirme la demande, dit ce qui va se passer ensuite et sert de point de mesure de la conversion.
- Les obligations légales : mentions légales et politique de confidentialité accessibles depuis la page, bandeau de consentement si vous utilisez des traceurs publicitaires.
Étape 9 : comment mesurer les conversions ?
Sans mesure, impossible de savoir si la page fonctionne ni quelle source apporte les meilleurs contacts. Trois éléments sont à mettre en place avant le lancement :
- Des liens de campagne balisés. Ajoutez aux liens qui pointent vers la page des paramètres UTM (
utm_sourcepour la provenance,utm_mediumpour le support,utm_campaignpour la campagne), que Google Analytics utilise pour attribuer les visites. Exemple :?utm_source=newsletter&utm_medium=e-mail&utm_campaign=devis-printemps. - Un événement de conversion : l’envoi du formulaire ou l’affichage de la page de remerciement, déclaré comme conversion dans votre outil d’analyse et, le cas échéant, dans votre compte publicitaire.
- Un suivi jusqu’à la vente : notez dans votre CRM ou votre tableau de suivi la source de chaque contact, pour savoir quelles campagnes produisent de vrais clients et pas seulement des formulaires.
Étape 10 : comment tester et améliorer la page ?
Ce qui fonctionne pour un site ne fonctionne pas forcément pour un autre : trouver la meilleure version d’une landing page est une affaire d’essais. Une fois la page en ligne et le trafic suffisant :
- Observez : les cartes de chaleur et les enregistrements de sessions montrent où les visiteurs cliquent, jusqu’où ils descendent et où ils abandonnent.
- Testez un élément à la fois : titre, visuel, texte du bouton, longueur du formulaire. Un test A/B compare deux versions auprès de visiteurs répartis au hasard ; notre guide de l’A/B testing détaille la méthode.
- Attendez des résultats fiables : avec peu de visites, les écarts sont souvent dus au hasard. Laissez tourner le test assez longtemps, et sur des semaines complètes.
Si vos campagnes publicitaires envoient du trafic sur la page, la landing page et les annonces s’optimisent ensemble : c’est ce qu’on fait dans le cadre de nos campagnes de publicité digitale.

Quelle liste de contrôle avant publication ?
- Le titre reprend la promesse de l’annonce ou de l’e-mail d’origine.
- On comprend l’offre et on peut agir sans faire défiler, sur mobile comme sur ordinateur.
- Il n’y a qu’un seul appel à l’action, formulé avec un verbe et un bénéfice.
- Le menu du site est retiré, aucun lien ne distrait de l’objectif.
- Le formulaire ne demande que l’indispensable, chaque champ a une étiquette.
- La mention d’information et le lien vers la politique de confidentialité sont présents sous le formulaire.
- Les preuves (avis, réalisations, chiffres) sont réelles et vérifiables.
- La page s’affiche vite sur un téléphone en 4G.
- L’envoi du formulaire a été testé, le message arrive bien à la bonne personne.
- La page de remerciement s’affiche et la conversion remonte dans l’outil d’analyse.
- Les liens de campagne portent leurs paramètres UTM.
- Le choix indexer / ne pas indexer est fait et appliqué.
Quelles erreurs éviter ?
- Envoyer le trafic payant sur la page d’accueil : le visiteur doit chercher ce qu’on lui a promis, et beaucoup abandonnent.
- Plusieurs objectifs sur une même page : devis, newsletter, téléchargement et appel, tout à la fois.
- Un titre créatif mais flou : la landing page n’est pas l’endroit pour être énigmatique. La créativité est la bienvenue si elle reste claire, concise et convaincante.
- Des preuves inventées ou invérifiables : faux avis, logos de clients sans autorisation, chiffres sans source.
- Oublier le suivi : une page lancée sans mesure ne peut pas être améliorée.
- Ne jamais y revenir : une landing page se retravaille au fil des résultats.
Questions fréquentes

Combien de temps faut-il pour créer une landing page ?
Avec un modèle existant et des textes prêts, quelques heures suffisent pour la mise en page. Le vrai temps est ailleurs : définir l’offre, rédiger la promesse, réunir les preuves et installer le suivi. Comptez plutôt quelques jours pour une première page bien faite.
Une landing page doit-elle être longue ou courte ?
Cela dépend de l’offre. Pour une inscription gratuite, une page courte suffit. Pour un service cher ou un engagement important, le visiteur a besoin de plus d’explications, de preuves et de réponses à ses objections avant d’agir.
Faut-il une landing page par campagne ?
Idéalement, une par offre et par public. Plusieurs annonces sur le même sujet peuvent pointer vers la même page ; deux offres différentes méritent deux pages.
Une landing page peut-elle être bien référencée sur Google ?
Oui, si elle est indexable et apporte un contenu utile sur une requête précise. Beaucoup de landing pages sont toutefois pensées pour une campagne payante ou un e-mail, et restent volontairement hors des résultats pour ne pas concurrencer les pages principales du site.
Qu’est-ce qu’un bon taux de conversion pour une landing page ?
Il varie beaucoup selon le secteur, l’offre et la source de trafic. Le meilleur repère est votre propre historique : mesurez votre point de départ et cherchez à l’améliorer test après test. Pour toute question sur votre projet, écrivez-nous via le formulaire de contact.
Sources
- Aide Google Ads : à propos du niveau de qualité (expérience sur la page de destination)
- web.dev : Web Vitals et seuils recommandés
- Google Search Central : bloquer l’indexation avec noindex
- Aide Google Analytics : collecter des données de campagne avec des URL personnalisées (UTM)
- CNIL : informer les personnes et assurer la transparence
- CNIL : la prospection commerciale par courrier électronique



