Compresser une image sans perte visible.
Réduisez le poids de vos photos JPG, PNG, WebP ou HEIC : format, qualité et taille, directement dans votre navigateur.
Outil gratuit
Compresser une image en ligne
Déposez vos images : choisissez le format, la qualité et la taille, et comparez le poids avant et après. Tout se passe sur votre appareil, rien n'est envoyé.
Les métadonnées des photos (date, appareil, position GPS) ne sont pas conservées dans les fichiers produits.
Pour compresser une image sans perte de qualité visible, il faut agir sur deux leviers : réduire ses dimensions en pixels à la taille réellement affichée, puis l’enregistrer dans un format efficace (JPG ou WebP pour une photo) avec une qualité réglée autour de 75 à 85. C’est ce que fait l’outil gratuit ci-dessus, directement dans votre navigateur : vos images ne quittent jamais votre ordinateur. Sur une photo de smartphone destinée au web, le poids baisse généralement fortement, sans différence perceptible à l’écran.
Reste à choisir le format, la largeur et la qualité selon l’usage, et à éviter les erreurs qui dégradent une image au lieu de l’alléger.
Sommaire
- Comment utiliser l’outil de compression gratuit ?
- Compression avec perte ou sans perte : quelle différence ?
- Quel format choisir : JPG, PNG, WebP ou AVIF ?
- Quelle taille en pixels selon l’usage ?
- Quel réglage de qualité choisir en pratique ?
- Pourquoi compresser les images d’un site web ?
- Comment passer sous la limite d’un e-mail ou d’un formulaire ?
- Les erreurs qui dégradent vos images
- Les autres méthodes gratuites
- Questions fréquentes
- Sources
Comment utiliser l’outil de compression gratuit ?
- Déposez vos images : jusqu’à 20 à la fois, en JPG, PNG, WebP, AVIF, GIF fixe ou HEIC (le format des photos d’iPhone).
- Choisissez le format de sortie : « Automatique » par défaut (JPG, ou WebP si l’image contient de la transparence), garder le format d’origine, JPG ou WebP.
- Réglez la qualité avec le curseur (80 % par défaut).
- Fixez une largeur maximale (1920 px par défaut) : pas de redimensionnement, 2560, 1920, 1280 ou 800 pixels.
- Comparez : l’outil affiche le poids avant, le poids après et le pourcentage gagné pour chaque image.
- Téléchargez les images une par une, ou toutes d’un coup dans un fichier ZIP.
Deux points comptent pour la confidentialité. D’abord, tout le traitement se fait dans votre navigateur : les images ne sont jamais envoyées sur un serveur, ce qui permet d’y passer sans crainte une pièce d’identité ou un document interne. Ensuite, les métadonnées sont retirées du fichier compressé, notamment les données EXIF (modèle d’appareil, date de prise de vue) et les coordonnées GPS qu’un smartphone enregistre quand la localisation est activée.
D’autres outils sont réunis sur notre page outils gratuits.
Compression avec perte ou sans perte : quelle différence ?
Compression sans perte : le fichier est réorganisé pour prendre moins de place, mais chaque pixel est restitué à l’identique. C’est le principe du PNG et du WebP en mode « lossless ». Compression avec perte : l’encodeur supprime des détails que l’œil remarque peu (nuances fines, variations de couleur dans les zones unies). Le fichier devient beaucoup plus léger, mais l’information retirée ne revient jamais. C’est le principe du JPG, du WebP « lossy » et de l’AVIF.
« Sans perte de qualité visible » ne veut donc pas dire « sans perte » au sens technique. Pour une photo, la compression avec perte bien réglée est presque toujours le bon choix : à l’écran, la différence ne se voit pas, alors que le gain de poids est considérable.
Quel format choisir : JPG, PNG, WebP ou AVIF ?
| Format | Compression | Transparence | Pour quoi faire |
|---|---|---|---|
| JPG | Avec perte | Non | Photos, compatible partout (e-mail, formulaires, logiciels) |
| PNG | Sans perte | Oui | Logos, captures d’écran, images avec texte ou aplats |
| WebP | Avec ou sans perte | Oui | Photos et visuels d’un site web |
| AVIF | Avec ou sans perte | Oui | Site web, quand on cherche le poids le plus faible |
Côté gains, Google annonce que les images WebP avec perte sont 25 à 34 % plus légères que des JPG de qualité équivalente (mesurée par l’indice SSIM), et que le WebP sans perte est 26 % plus léger que le PNG. L’AVIF va plus loin : l’équipe Chrome indique sur web.dev avoir constaté des économies de plus de 50 % par rapport au JPG, en précisant que le gain exact dépend de l’image et des réglages.
Côté compatibilité, d’après Can I use (août 2026), le WebP est lu par 96,8 % des navigateurs utilisés dans le monde (Safari le gère complètement depuis sa version 16) et l’AVIF par 95,4 % (Chrome 85, Firefox 93, Safari 16.4). Pour un site web, le WebP est donc un choix sûr. Pour une pièce jointe ou un dépôt sur un site administratif, restez en JPG : c’est le seul format accepté partout.
Pour la question spécifique des logos et icônes, notre article SVG ou PNG compare les deux formats en détail.
Quelle taille en pixels selon l’usage ?
Réduire les dimensions est souvent le levier le plus puissant, bien avant le réglage de qualité. Un smartphone produit des photos de plusieurs milliers de pixels de large, bien plus que ce qu’affiche une page web. L’outil Lighthouse de Google signale d’ailleurs comme « mal dimensionnée » toute image dont le fichier est nettement plus grand que sa taille d’affichage, en tenant compte de la densité des écrans haute définition.
Voici les repères qu’on utilise en pratique, qui correspondent aux largeurs proposées par l’outil :
- 2560 px : image plein écran sur grand moniteur, ou photo à garder en bonne définition pour un usage ultérieur.
- 1920 px : bannière ou image pleine largeur d’un site.
- 1280 px : image dans le contenu d’une page, photo envoyée par e-mail ou publiée sur les réseaux sociaux (vérifiez les formats conseillés dans l’aide de chaque plateforme).
- 800 px : vignette, fiche annuaire, justificatif à déposer sur un formulaire en ligne.
Quel réglage de qualité choisir en pratique ?
Il n’existe pas de valeur universelle : Google conseille d’essayer plusieurs niveaux. Un repère utile : pour détecter les JPG mal compressés, Lighthouse les réencode au niveau 85 et signale ceux qui gagneraient au moins 4 Kio. C’est un bon point de départ.
- Commencez à 80, le réglage par défaut de l’outil.
- Ouvrez le résultat à 100 % (sans zoom) et regardez les zones délicates : ciel, peau, dégradés, contours nets.
- Si rien ne se voit, descendez à 70 ou 75 et comparez à nouveau.
- Si des blocs ou des halos apparaissent autour des contours, remontez.
Le pourcentage affiché par l’outil aide à arbitrer : passé un certain point, baisser la qualité ne fait presque plus gagner de poids mais commence à se voir.
Pourquoi compresser les images d’un site web ?
Parce que les images pèsent directement sur le Largest Contentful Paint (LCP), l’un des trois Core Web Vitals que Google utilise pour évaluer l’expérience des pages. Le LCP mesure le temps d’affichage du plus grand élément visible au chargement, et les éléments pris en compte sont justement les images, les images de fond, les vidéos (leur image d’aperçu) et les blocs de texte. Selon web.dev, un bon LCP est inférieur ou égal à 2,5 secondes, mesuré sur 75 % des chargements de pages ; au-delà de 4 secondes, il est jugé mauvais.
Le guide d’optimisation du LCP de web.dev cite explicitement trois actions sur les images : servir la bonne taille, utiliser un format moderne et compresser. D’autres leviers comptent (hébergement, scripts) : on les a listés dans notre article pour réduire le poids d’une page web.
Sur WordPress, compressez avant l’envoi dans la médiathèque. Si le site reste lent malgré des images légères, le problème est ailleurs : c’est le diagnostic qu’on mène dans notre offre d’hébergement et maintenance.
Comment passer sous la limite d’un e-mail ou d’un formulaire ?
Les messageries et les sites administratifs imposent souvent une taille maximale par fichier ou par envoi. Cette limite varie d’un service à l’autre : elle est généralement indiquée à côté du bouton de dépôt. La méthode pour passer dessous :
- Choisissez le format JPG : c’est le format le plus largement accepté, ce qui n’est pas toujours le cas du WebP ou du HEIC.
- Réglez la largeur maximale sur 1280 px, ou 800 px pour un simple justificatif.
- Laissez la qualité autour de 80 et vérifiez que le texte du document reste lisible.
- Si le poids dépasse encore la limite, baissez la largeur avant la qualité.
Pour une photo d’iPhone en HEIC qu’un formulaire refuse, choisissez JPG en sortie : l’outil la convertit au passage. Apple propose aussi, dans Réglages, puis Appareil photo, puis Formats, l’option « Le plus compatible » qui fait enregistrer les nouvelles photos directement en JPEG.
Les erreurs qui dégradent vos images
- Recompresser plusieurs fois le même JPG. Chaque enregistrement avec perte retire des détails et les défauts s’accumulent : repartez toujours de l’original.
- Agrandir une petite image. Passer de 600 à 1920 px ne crée aucun détail : le fichier grossit et l’image devient floue.
- Enregistrer une photo en PNG. Le PNG compresse sans perte, ce qui convient mal aux photos : le fichier est bien plus lourd qu’un JPG ou un WebP d’apparence identique.
- Convertir en JPG une image transparente. Le JPG ne gère pas la transparence : un logo détouré se retrouve avec un fond plein. Choisissez WebP ou gardez le PNG (le mode Automatique de l’outil passe d’ailleurs en WebP dès qu’il détecte de la transparence).
- Compresser un logo ou une capture avec texte en qualité basse. Les contours nets et les lettres sont les premiers à baver. Pour ces images, privilégiez une compression sans perte.
Le poids n’est pas tout pour le référencement : le nom de fichier et le texte alternatif comptent aussi. On les aborde dans notre article sur le SEO des images.
Les autres méthodes gratuites
Aperçu sur Mac
Aperçu, installé sur tous les Mac, permet de redimensionner une image : ouvrez-la, choisissez Outils, puis Ajuster la taille, et saisissez une nouvelle largeur. Apple indique que l’option « Échantillonner l’image à nouveau » associée à une résolution plus faible réduit la taille du fichier.
Image Resizer sur Windows
Sur Windows, Microsoft propose Image Resizer dans sa suite gratuite PowerToys : après installation, un clic droit sur une ou plusieurs images dans l’Explorateur de fichiers fait apparaître « Redimensionner avec Image Resizer ». L’outil sert au redimensionnement, pas à la conversion de format.
Squoosh de Google
Squoosh est une application web gratuite et open source développée par l’équipe Chrome de Google. Comme notre outil, elle traite les images localement, sans les envoyer sur un serveur. Elle propose plus d’encodeurs, dont l’AVIF. Son interface traite en revanche une image à la fois : pour un lot, notre outil est plus rapide.
Si votre site est devenu lourd et difficile à faire évoluer, une refonte de site internet permet de repartir sur une base où les images sont redimensionnées et servies au bon format.
Questions fréquentes
Mes images sont-elles envoyées sur un serveur ?
Non. Tout se fait dans votre navigateur, les fichiers ne quittent pas votre appareil.
Peut-on compresser une image sans aucune perte ?
Oui, avec un format sans perte comme le PNG ou le WebP sans perte, mais le gain est limité sur une photo. Pour une photo, une compression avec perte bien réglée n’entraîne aucune différence visible et allège bien davantage.
Comment compresser une photo HEIC d’iPhone ?
Déposez-la dans l’outil : en mode Automatique, elle sort en JPG, le format le plus sûr pour un envoi ou un formulaire.
Faut-il passer toutes les images de son site en WebP ?
Pour les photos, oui : il est lu par la quasi-totalité des navigateurs. Pour les logos et icônes, le SVG reste souvent préférable.
Sources
- Google, format WebP : https://developers.google.com/speed/webp
- web.dev, AVIF : https://web.dev/articles/compress-images-avif
- web.dev, formats d’image : https://web.dev/articles/choose-the-right-image-format
- web.dev, LCP : https://web.dev/articles/lcp
- web.dev, optimiser le LCP : https://web.dev/articles/optimize-lcp
- Lighthouse, encodage des images : https://developer.chrome.com/docs/lighthouse/performance/uses-optimized-images
- Lighthouse, dimensions des images : https://developer.chrome.com/docs/lighthouse/performance/uses-responsive-images
- Can I use, support du WebP : https://caniuse.com/webp
- Can I use, support de l’AVIF : https://caniuse.com/avif
- Apple, Aperçu : https://support.apple.com/fr-fr/guide/preview/prvw2015/mac
- Apple, photos HEIF : https://support.apple.com/fr-fr/116944
- Microsoft, PowerToys Image Resizer : https://learn.microsoft.com/fr-fr/windows/powertoys/image-resizer
- Squoosh, dépôt officiel : https://github.com/GoogleChromeLabs/squoosh
Pour aller plus loin
Outil gratuit proposé par Osmova, fourni tel quel et sans garantie. Conditions d'utilisation