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Landing page : définition, exemples et checklist pour convertir

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Checklist de landing page : votre score sur 100

Cochez ce que votre landing page respecte déjà. Le score tient compte de l'impact de chaque critère sur la conversion, et l'outil liste les corrections à faire en priorité. Rien n'est enregistré.

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    Ce qu'est une landing page, six exemples réels commentés (Airbnb, Shopify, Back Market, Dropbox, Wix, Mailchimp), sa structure type, les bonnes pratiques et une checklist gratuite pour noter la vôtre sur 100.

    Une landing page (en français page de destination ou page d’atterrissage) est une page web conçue pour un seul objectif : faire accomplir au visiteur une action précise, le plus souvent remplir un formulaire, s’inscrire à un essai ou acheter. Elle reçoit un trafic ciblé (publicité, e-mail, réseaux sociaux) et retire tout ce qui pourrait le distraire, à commencer par le menu de navigation. Une bonne landing page tient en une promesse claire, une offre qui a de la valeur, un seul appel à l’action et des preuves qui rassurent.

    La checklist ci-dessus note votre landing page sur 100 et liste les corrections prioritaires. La suite de l’article explique ce qui distingue vraiment une landing page, commente six exemples réels (Airbnb, Shopify, Back Market, Dropbox, Wix, Mailchimp), détaille sa structure type, les bonnes pratiques, la façon d’y amener du trafic, puis comment mesurer et optimiser ses résultats.

    Qu’est-ce qu’une landing page ?

    Au sens large, la page de destination est la page sur laquelle arrive un internaute après avoir cliqué sur un lien, une annonce ou un e-mail. C’est d’ailleurs ainsi que Google Ads l’emploie pour désigner l’adresse vers laquelle renvoie une annonce. Au sens marketing, le plus courant, c’est une page autonome construite pour une campagne et un objectif uniques. On parle aussi de page d’atterrissage, de landing page ou de page de capture de leads.

    Elle se distingue des autres pages de votre site par deux critères :

    • Un seul objectif de conversion : télécharger un guide, demander un devis, réserver une démonstration, s’inscrire à un webinaire, acheter une offre précise. Une page d’accueil qui contient un formulaire n’est pas une page de destination, car elle sert aussi à beaucoup d’autres choses.
    • Un moyen de conversion unique : en général un formulaire ou un bouton d’achat, qui joue le rôle d’appel à l’action principal.

    En termes simples, une page de destination est une page avec une offre, un formulaire et aucune distraction. Voici un exemple :

    Page de destination
    Exemple de page de destination

    Parce qu’elles reçoivent un trafic très ciblé (issu d’une annonce, d’un e-mail ou d’une publication précise), les pages de destination convertissent généralement mieux que les pages classiques d’un site. Le visiteur arrive avec une attente précise, et la page n’a qu’à y répondre.

    Qu’est-ce qu’un lead ?

    Un lead (ou prospect) est une personne qui a manifesté un intérêt pour votre offre et vous a laissé ses coordonnées. La plupart des pages de destination servent à générer ces leads. On les appelle parfois « pages de capture », et l’offre gratuite proposée en échange des coordonnées (guide, modèle, essai, audit) est appelée « aimant à prospects » ou lead magnet.

    Comment fonctionne une landing page ?

    1. Une personne voit un appel à l’action (une annonce, un bouton dans un e-mail, un lien dans un article) et clique.
    2. Elle arrive sur la page de destination, qui reprend la promesse de l’appel à l’action et présente l’offre.
    3. Elle remplit le formulaire : de simple visiteur, elle devient un lead identifié.
    4. Les informations sont enregistrées dans votre base de contacts ou votre CRM.
    5. Elle est redirigée vers une page de remerciement qui lui donne accès à l’offre et lui propose l’étape suivante.
    6. Vous poursuivez la relation de façon adaptée à ce que vous savez d’elle : e-mails, appel commercial, contenus complémentaires.

    Avec un outil d’automatisation marketing (HubSpot, Brevo, Salesforce et bien d’autres), vous voyez sur quelle offre le prospect s’est converti, à quel moment, et quelles autres pages il a consultées. Ces informations permettent d’entretenir la relation de manière ciblée jusqu’à ce qu’il soit prêt à acheter. Un prospect bien suivi devient plus vite un prospect qualifié pour l’équipe commerciale, ce qui rend aussi le retour sur investissement de vos actions marketing plus facile à démontrer.

    Le principe est un échange de valeur. Le visiteur donne ses coordonnées parce qu’il estime que l’offre les vaut. L’entreprise offre un contenu ou un service parce que ces coordonnées lui permettent de poursuivre la conversation. Si l’une des deux parties n’y trouve pas son compte, la page ne convertit pas.

    Quels éléments composent le processus de conversion ?

    Page de destination

    La page de destination est la pièce centrale, mais elle fonctionne avec deux autres éléments.

    • L’appel à l’action (CTA) : un bouton, une bannière ou un lien qui invite à cliquer vers l’offre. On le place dans les annonces, les e-mails, sur les pages du site dont le sujet est proche de l’offre et dans les articles de blog qui s’y rapportent. Plus le CTA et la page de destination sont cohérents (même promesse, mêmes mots, même visuel), plus la conversion est probable. Notre article sur le call to action détaille comment le rédiger.
    • La page de destination : elle explique les bénéfices de l’offre et héberge le formulaire. Une fois le formulaire envoyé, le visiteur doit être redirigé.
    • La page de remerciement : un simple message affiché à la place du formulaire est possible, mais une page dédiée est préférable. Elle confirme l’envoi, donne accès à l’offre (bouton de téléchargement, lien vers le webinaire), et propose l’étape suivante : une étude de cas, une prise de rendez-vous, un autre contenu. C’est aussi la page qui permet de mesurer proprement les conversions dans vos outils d’analyse.

    Pourquoi une landing page est-elle importante ?

    • Générer des leads qualifiés : plus vous collectez de contacts intéressés, plus vous avez d’occasions de vendre. Il faut généralement plusieurs échanges avant qu’un prospect devienne client, et la page de destination est souvent le premier.
    • Rentabiliser la publicité : envoyer le trafic payant vers une page d’accueil généraliste gaspille une partie du budget. Une page qui correspond exactement à l’annonce convertit mieux et améliore la qualité perçue par la plateforme publicitaire.
    • Collecter des informations utiles : chaque conversion vous apprend quel type de clients vous attirez et quelles offres fonctionnent le mieux. Vos campagnes suivantes en profitent.
    • Compléter vos autres canaux : réseaux sociaux, e-mails, annonces, articles invités sur d’autres sites peuvent tous renvoyer vers une page dédiée.
    • Tester vite : une page autonome se modifie et se teste sans toucher au reste du site.

    Pour situer vos résultats, le rapport de référence d’Unbounce, établi sur plus de 41 000 pages de destination, 464 millions de visiteurs et 57 millions de conversions (données du quatrième trimestre 2024), donne un taux de conversion médian de 6,6 % tous secteurs confondus. C’est une médiane, pas un objectif : les écarts entre secteurs et entre sources de trafic sont importants.

    Quels sont les différents types de landing pages ?

    Toutes les pages de destination n’ont pas le même objectif. Le type choisi dépend de ce que vous attendez du visiteur et de l’étape où il se trouve.

    • Page de capture de leads : la plus répandue. Un formulaire en échange d’un contenu ou d’un service (guide, audit, devis). Elle alimente votre base de prospects.
    • Page de clic (click-through) : pas de formulaire, mais un bouton qui mène vers l’étape suivante, typiquement le panier ou la page de paiement d’un site e-commerce. Elle sert à « réchauffer » le visiteur avant l’achat.
    • Page d’inscription : pour un webinaire, un événement, une newsletter, une liste d’attente avant le lancement d’un produit.
    • Page d’essai ou de démonstration : très utilisée par les éditeurs de logiciels, elle propose un essai gratuit ou un rendez-vous de présentation.
    • Page de vente : un argumentaire complet qui se termine par l’achat, souvent pour une formation, un produit numérique ou une offre unique.

    On distingue aussi les pages statiques, qui présentent l’offre de façon classique, et les pages interactives, qui engagent le visiteur avant de lui demander ses coordonnées : simulateur de prix, quiz, configurateur, calculateur d’économies. Une page interactive demande plus de développement, mais le visiteur y reçoit un résultat personnalisé, ce qui rend l’échange de coordonnées plus naturel et apporte des informations plus riches sur son besoin.

    Exemples de landing pages commentés

    Six landing pages de marques connues, relevées le 11 octobre 2026. Ces pages évoluent souvent : l’important est le principe qu’elles illustrent, pas le détail de leur mise en page.

    Airbnb : la page « Devenir hôte »

    Le titre ne parle pas d’Airbnb mais du visiteur : « Vous pourriez gagner de l’argent sur Airbnb ». La page lui propose aussitôt une estimation de ses revenus selon son logement, puis répète un seul bouton, « Commencer ». Les sections suivantes répondent aux craintes d’un futur hôte, une par une : la protection du logement, la vérification de l’identité des voyageurs, les profils et commentaires, puis une rubrique « Des réponses à vos questions ». Voir la page.

    À retenir : une promesse personnalisée et chiffrée, puis une réponse à chaque objection.

    Shopify : la page d’essai gratuit

    Titre « Votre activité commence avec Shopify », première section « Lancez-vous gratuitement » : la page s’attaque d’abord à la première barrière, le coût d’entrée. Les blocs suivants montrent la facilité (« Créez une magnifique boutique en quelques secondes »), l’argument économique (« Votre forfait peut s’autofinancer ») et finissent par une FAQ. Voir la page.

    À retenir : lever le principal frein dès le premier écran.

    Back Market : la page de revente

    Sous le titre « Revendez votre ancien appareil », la page demande tout de suite « Que souhaitez-vous revendre ? » : l’action commence dans la page, sans formulaire intimidant. Un bloc « 3 étapes simples » explique le déroulé, les modèles les plus recherchés servent de raccourcis, et une FAQ répond à la question de fond, « La revente, c’est vraiment un bon plan ? ». Voir la page.

    À retenir : une landing page interactive, où le visiteur obtient une estimation avant de s’engager.

    Dropbox : la page des forfaits

    Son titre de page annonce l’argument principal, une « offre d’essai gratuite de 30 jours ». Les forfaits sont présentés côte à côte avec un tableau comparatif, et chaque colonne mène à la même action, « Essayer ». Le visiteur choisit une formule, mais il n’a qu’une seule chose à faire. Voir la page.

    À retenir : plusieurs offres possibles, une seule action.

    Wix : une page d’accueil construite comme une landing page

    Le titre « La nouvelle façon de créer un site internet » est suivi du même bouton, « Créer un site internet », répété une dizaine de fois le long de la page, entre les arguments (générateur par IA, modèles, nom de domaine). Le visiteur n’a jamais à remonter pour agir. Voir la page.

    À retenir : répéter le même appel à l’action à chaque étape de la lecture.

    Mailchimp : réduire le risque perçu

    Le titre promet un résultat sans effort (« Un marketing par e-mail et SMS sans phase d’apprentissage »). Le bouton « Essai gratuit » revient partout, complété par une « visite interactive du produit » et le lien vers les conditions de l’essai. Voir la page.

    À retenir : rassurer avant de demander quoi que ce soit : essai, démonstration, conditions visibles.

    ExempleObjectifLevier principal
    AirbnbRecruter des hôtesEstimation personnalisée des revenus
    ShopifyDémarrer un essaiGratuité mise en avant dès le titre
    Back MarketObtenir une reventeEstimation interactive avant engagement
    DropboxChoisir un forfaitEssai de 30 jours, une seule action
    WixCréer un siteMême bouton répété tout le long
    MailchimpDémarrer un essaiVisite interactive et conditions visibles

    Que faut-il préparer avant de créer une landing page ?

    Avant de dessiner la moindre maquette, trois points doivent être clairs.

    Connaître précisément votre cible

    Les personas sont des portraits semi-fictifs de vos clients idéaux, construits à partir de vos données clients et de vos études de marché. Bien faits, ils décrivent leurs problèmes, leurs objections, leur vocabulaire. Une page de destination doit s’adresser à un seul persona. En essayant de parler à tout le monde, elle ne convainc personne. Si vous avez plusieurs cibles, créez plusieurs pages.

    Avoir une offre qui a de la valeur

    L’offre est ce que le visiteur obtient en échange de ses coordonnées : guide, livre blanc, webinaire, fiche pratique, comparatif, modèle, essai gratuit, démonstration, audit, devis, code de réduction. Elle doit être utile en elle-même, indépendamment de ce que vous vendez, et adaptée à l’étape où se trouve le prospect.

    Situer l’offre dans le parcours d’achat

    schema page de destination

    Le parcours d’achat décrit les étapes par lesquelles passe un acheteur avant de se décider. Chaque étape appelle un type d’offre différent.

    ÉtapeÉtat d’esprit du prospectOffres adaptéesFormulaire
    Prise de conscienceIl ressent un problème mais ne sait pas encore le nommer. Il cherche à comprendre.Guide, livre blanc, fiche pratiqueCourt : prénom et e-mail
    ConsidérationIl a défini son problème et compare les solutions possibles.Comparatif, webinaire, vidéo, modèleUn peu plus complet : entreprise, fonction
    DécisionIl sait quelle solution il veut et compare les fournisseurs.Étude de cas, démonstration, essai, devis, auditPlus détaillé : besoin, budget, délai, téléphone

    Le nombre de champs du formulaire suit cette logique : plus le prospect est avancé, plus il accepte de donner d’informations, et plus votre équipe commerciale en a besoin pour bien préparer l’échange.

    Structure type : que doit contenir une bonne landing page ?

    Page de destination

    La structure la plus efficace suit un fil logique du haut vers le bas, une idée par section :

    1. Un titre qui reprend la promesse : c’est la première chose lue. Il doit dire en quelques mots ce que le visiteur va obtenir et reprendre les termes de l’annonce ou de l’e-mail qui l’a amené là.
    2. Un sous-titre et une proposition de valeur : pourquoi cette offre, pourquoi maintenant, pourquoi vous. Au-dessus de la ligne de flottaison (la partie visible sans faire défiler), le visiteur doit comprendre en quelques secondes s’il est au bon endroit.
    3. Un visuel pertinent : aperçu du guide, capture du produit, photo qui aide à se projeter. Évitez l’image décorative sans rapport.
    4. Les bénéfices en liste à puces : ce que contient l’offre et ce qu’elle apporte, plutôt que de longs paragraphes.
    5. Le formulaire : visible, court, avec un bouton qui décrit l’action (« Recevoir le guide », « Réserver ma démo ») plutôt qu’un « Envoyer » générique.
    6. Des éléments de réassurance : témoignages authentiques et liés à l’offre, logos de clients, avis, chiffres vérifiables, labels. Parfois, un simple numéro de téléphone local ou une adresse suffit à rassurer.
    7. Une réponse aux objections : une courte FAQ, les conditions (gratuité, engagement, délai), la mention d’information sur les données personnelles.

    Côté réglementation, un formulaire collecte des données personnelles : le RGPD s’applique. La CNIL rappelle que la personne doit être informée au moment de la collecte, en termes simples, de l’identité du responsable, de la finalité, de la base légale, des destinataires, de la durée de conservation et de ses droits. Ne demandez que les champs réellement utiles à l’objectif affiché.

    Quelles sont les bonnes pratiques pour une page qui convertit ?

    • Supprimez la navigation : pas de menu, pas de liens vers le reste du site, sauf les mentions légales et la politique de confidentialité. Chaque lien est une porte de sortie. Si les visiteurs ont besoin d’informations complémentaires, intégrez-les à la page (FAQ, conditions).
    • Un seul appel à l’action : il peut être répété plusieurs fois le long de la page, mais il doit toujours mener à la même action.
    • Allez droit au but : le visiteur décide très vite s’il reste. La proposition de valeur doit être compréhensible sans défiler.
    • Adaptez la longueur à l’offre : une inscription gratuite se contente d’une page courte. Une offre chère ou complexe justifie une page plus longue, qui répond à toutes les objections.
    • Soignez le mobile : une grande partie du trafic publicitaire et social arrive sur smartphone. Formulaire utilisable au pouce, boutons assez grands, texte lisible sans zoomer.
    • Visez la vitesse : Google recommande un affichage de l’élément principal (LCP) en moins de 2,5 secondes, une réactivité aux interactions (INP) inférieure à 200 millisecondes et une stabilité visuelle (CLS) inférieure à 0,1. Images compressées, pas de script superflu.
    • Relisez tout : une faute d’orthographe dans un titre abîme la crédibilité au pire moment. Faites relire par quelqu’un d’autre.
    • Testez le parcours complet : cliquez sur l’annonce ou l’e-mail, remplissez le formulaire, vérifiez la page de remerciement, l’accès à l’offre, l’e-mail de confirmation et l’arrivée du contact dans votre base.

    Pour la mise en œuvre pas à pas (outil, gabarit, rédaction), notre guide pour créer une landing page performante complète cette partie.

    La checklist en haut de page reprend ces critères en 16 points pondérés : utilisez-la avant de lancer une campagne, puis après chaque modification importante.

    Comment attirer du trafic sur une landing page ?

    Une page de destination sans visiteurs ne sert à rien. Le travail commence vraiment une fois la page en ligne.

    • Publicité payante : Google Ads, Microsoft Ads, Meta, LinkedIn. C’est le canal le plus rapide et le plus ciblé. Sur Google Ads, l’expérience sur la page de destination est l’une des trois composantes du niveau de qualité, noté de 1 à 10, avec le taux de clics attendu et la pertinence de l’annonce. Une page pertinente améliore donc aussi la performance de la campagne. Notre équipe de publicité digitale conçoit les annonces et les pages ensemble pour cette raison.
    • E-mail : envoyez l’offre à une liste segmentée plutôt qu’à toute votre base. Plus la liste correspond à l’offre, meilleure est la conversion. Une grande partie du texte de la page peut être réutilisée dans l’e-mail.
    • Réseaux sociaux : choisissez les deux ou trois plateformes où se trouvent réellement vos personas, plutôt que de publier partout par habitude.
    • Appels à l’action sur votre site : placez des CTA vers l’offre sur les pages les plus visitées qui traitent du même sujet et dans les articles de blog liés.
    • Référencement naturel : une page sans navigation, très courte et centrée sur un formulaire se positionne mal. Pour capter du trafic organique, publiez plutôt un contenu de fond sur le sujet (article, ressource) qui renvoie vers la page de destination, ou enrichissez la page de destination elle-même avec un vrai contenu utile.

    Adaptez le message à la source. Prenons une agence de voyages : l’internaute qui tape « séjour à Zante en famille » sur Google cherche des informations pratiques (hébergements, prix, dates) et doit arriver sur une page qui y répond. Celui qui vient d’Instagram a d’abord été séduit par une image : sa page doit prolonger l’émotion, avec des visuels adaptés à la cible (famille avec enfants ou jeune couple), avant de présenter l’offre. Même produit, deux pages, deux taux de conversion meilleurs qu’avec une page unique.

    Quels indicateurs suivre pour mesurer ses performances ?

    IndicateurCe qu’il mesureCe qu’il révèle
    Taux de conversionConversions divisées par visiteursL’efficacité globale de la page et de l’offre
    Coût par leadDépense publicitaire divisée par le nombre de leadsLa rentabilité de la campagne
    Taux de rebond et temps passéPart des visiteurs qui repartent sans interagirUn décalage entre la promesse de l’annonce et la page
    Taux d’abandon du formulaireVisiteurs qui commencent le formulaire sans l’envoyerTrop de champs, un champ bloquant, une question intrusive
    Qualité des leadsPart des leads jugés pertinents par les commerciaux, puis devenus clientsSi la page attire les bonnes personnes
    Conversion par sourceTaux de conversion par canal (annonce, e-mail, réseau social)Quels canaux méritent plus de budget

    Regardez les tendances sur plusieurs semaines plutôt que les variations d’un jour à l’autre, trop fluctuantes pour être exploitables. Quelques questions à se poser régulièrement : l’offre convertit-elle toujours aussi bien d’un mois sur l’autre, et sinon, qu’est-ce qui a changé ? Pourquoi certaines pages fonctionnent-elles mieux que d’autres ? Une page très performante mérite-t-elle d’être davantage promue ?

    Comment optimiser une landing page ?

    L’optimisation des pages de destination (on parle de LPO, pour landing page optimization) est une partie de l’optimisation du taux de conversion (CRO). Elle consiste à repérer ce qui freine la conversion, à formuler une hypothèse d’amélioration et à la vérifier par un test. Son intérêt est économique : à trafic égal, une page qui convertit mieux réduit le coût d’acquisition de chaque client et rentabilise la dépense publicitaire.

    Pistes de test les plus fréquentes :

    • La proposition de valeur : variantes de titre et de bouton reprenant les mots que vos clients utilisent pour décrire leur besoin.
    • Le formulaire : moins de champs, champs facultatifs, formulaire en deux étapes. Demandez seulement l’essentiel pour tenir la promesse de la page : le reste viendra plus tard.
    • La réassurance : ajout de logos clients, d’avis, d’une étude de cas, d’une garantie.
    • L’offre elle-même : si une demande de démonstration convertit peu, testez une offre moins engageante (guide, essai) qui ne demande qu’un e-mail.
    • La vitesse : chaque seconde de chargement en moins réduit les abandons, surtout sur mobile.
    • La cohérence annonce et page : même promesse, même visuel, mêmes mots.

    La méthode de référence est le test A/B : on présente deux versions de la page à deux groupes de visiteurs comparables et on garde celle qui convertit le mieux. Règle d’or, ne changez qu’un élément à la fois, sinon vous ne saurez pas lequel a fait la différence, et attendez un volume de visites suffisant avant de conclure. Notre guide de l’A/B testing explique comment s’y prendre.

    Quelle différence avec une page de vente ou une page d’accueil ?

    Type de pageObjectifNavigationTrafic
    Page d’accueilPrésenter l’entreprise et orienter vers toutes les rubriquesComplèteTous types de visiteurs
    Page de destinationUne seule conversion, souvent la collecte d’un leadAbsente ou minimaleCiblé, issu d’une campagne précise
    Page de venteVendre directement un produit, souvent au terme d’un long argumentaireSouvent absenteProspects déjà chauds

    Une page de vente est en fait une forme de page de destination dont l’objectif est l’achat plutôt que la collecte de coordonnées. Elle est généralement plus longue, car elle doit lever toutes les objections avant le paiement.

    Quelles erreurs éviter ?

    • Envoyer le trafic publicitaire vers la page d’accueil au lieu d’une page dédiée.
    • Une promesse différente entre l’annonce et la page.
    • Plusieurs offres ou plusieurs appels à l’action concurrents sur la même page.
    • Un formulaire trop long pour l’étape du parcours, ou des questions intrusives d’emblée.
    • Des témoignages vagues ou sans lien avec l’offre : mieux vaut aucun témoignage qu’un témoignage hors sujet.
    • Des pages qui se concurrencent : si plusieurs pages visent la même cible avec la même offre, elles se cannibalisent. Définissez pour chacune une cible et une source d’acquisition.
    • Ne jamais tester le parcours complet ni mesurer les résultats.

    Si vous voulez construire vos pages et vos campagnes dans une même logique d’acquisition, c’est ce que nous faisons dans le cadre de notre accompagnement en stratégie digitale.

    Besoin d’une landing page qui convertit ? On conçoit les annonces et les pages ensemble, avec la mesure des conversions dès le départ : publicité digitale, création de site ou page autonome. Décrivez-nous votre projet pour recevoir un devis.

    Questions fréquentes

    Landing page et page de destination, est-ce la même chose ?

    Oui. « Page de destination » et « page d’atterrissage » sont les traductions françaises de landing page.

    Une landing page doit-elle faire partie de mon site ?

    Elle peut être hébergée sur votre site (c’est le plus simple pour la mesure et la cohérence de marque) ou sur un outil dédié. Dans les deux cas, elle est isolée de la navigation du site.

    Quel est un bon taux de conversion pour une page de destination ?

    Le rapport Unbounce, basé sur plus de 41 000 pages, donne une médiane de 6,6 % tous secteurs confondus. Comparez-vous surtout à vos propres pages précédentes et à votre secteur.

    Combien de pages de destination faut-il créer ?

    Une par combinaison d’offre et de cible. Plus vous avez de pages bien ciblées, plus vous avez d’occasions de convertir, à condition qu’elles ne se concurrencent pas.

    Une page de destination peut-elle être bien référencée sur Google ?

    Oui, si elle apporte un vrai contenu utile. Une page très courte, pensée pour la publicité, se positionne rarement : pour le référencement naturel, associez-la à un contenu de fond.

    Faut-il supprimer le menu de navigation ?

    Dans la plupart des cas, oui : chaque lien sortant détourne l’attention de l’objectif. Gardez seulement les liens obligatoires (mentions légales, politique de confidentialité).

    Sources

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