Une refonte de site, c'est refaire un site internet qui existe déjà : son design, sa structure, sa technique ou ses contenus, souvent tout à la fois. La différence avec un site neuf, c'est qu'il y a un acquis à protéger : l'adresse, les pages que Google connaît et les visiteurs qui arrivent déjà.
Une refonte de site, c’est refaire un site internet qui existe déjà : son design, sa structure, sa technique ou ses contenus, souvent tout à la fois. La différence avec un site neuf, c’est qu’il y a un acquis à protéger : l’adresse, les pages que Google connaît et les visiteurs qui arrivent déjà.
On parle aussi de « refonte de site internet », de « redesign » quand seul l’aspect change, ou de « migration » quand on change de technologie, d’hébergeur ou de nom de domaine. Voici ce que recouvre chaque type de refonte, comment la mener sans perdre son référencement, ce qu’elle coûte et les erreurs qui font chuter le trafic après la mise en ligne.
Un exemple concret : le site d’un cabinet d’architecte à Montpellier
Prenons un cas imaginaire. Un cabinet d’architecte montpelliérain a un site WordPress créé il y a huit ans : une quarantaine de pages, un design daté, des photos qui s’affichent mal sur téléphone. Une page en particulier, « Extension de maison à Montpellier », lui amène la plupart de ses demandes de rendez-vous depuis Google.
Refonte mal préparée : le nouveau site est superbe, mais la page s’appelle désormais « Projets résidentiels » et son adresse a changé. Personne n’a prévu de faire suivre l’ancienne. Les internautes qui cliquent sur l’ancien résultat Google tombent sur une page d’erreur, Google finit par retirer l’ancienne page de son index, et la nouvelle repart de zéro. Trois mois plus tard, le cabinet constate que le téléphone sonne moins, sans savoir pourquoi.
Refonte préparée : avant de toucher au design, on liste les pages qui reçoivent des visites, on décide pour chacune de la garder, la fusionner ou la supprimer, et chaque ancienne adresse reçoit une redirection 301 vers sa nouvelle page. Le jour de la bascule, l’internaute et Google sont envoyés au bon endroit. Le cabinet garde ses positions et profite d’un site plus rapide.
Les trois niveaux de refonte
Toutes les refontes n’ont pas le même niveau de risque. Ce qui compte, c’est ce qui change pour les adresses des pages :
| Type de refonte | Ce qui change | Risque pour le référencement |
|---|---|---|
| Refonte graphique | Le design, les couleurs, la mise en page. Les adresses et les textes restent. | Faible, si les textes et les titres de pages sont conservés |
| Refonte de structure | Le menu, l’organisation des pages, une partie des adresses, des pages fusionnées ou supprimées | Moyen : chaque adresse modifiée doit être redirigée |
| Refonte technique ou migration | Le CMS (par exemple passer de Wix à WordPress), l’hébergeur ou le nom de domaine | Élevé : presque toutes les adresses peuvent changer |
Google donne un conseil qui surprend souvent : ne changer qu’une seule chose à la fois. Si vous voulez à la fois un nouveau nom de domaine et un nouveau CMS, sa documentation recommande de planifier les deux séparément. En cas de baisse, vous saurez d’où elle vient.
Comment se déroule une refonte qui garde son référencement
- Faire l’inventaire. Toutes les pages du site actuel, avec leur trafic et les requêtes qui y mènent dans Google Search Console, et les liens que d’autres sites font vers vous. Notre outil Internet Archive aide à retrouver d’anciennes pages oubliées.
- Décider page par page : garder, améliorer, fusionner ou supprimer. Une page qui reçoit des visites ne disparaît pas parce qu’elle « fait vieux ».
- Dresser le plan de redirections : un tableau à deux colonnes, ancienne adresse et nouvelle adresse. C’est le document le plus important de la refonte.
- Construire le nouveau site sur un environnement de test, fermé aux moteurs de recherche, pour ne pas créer de doublon.
- Basculer : mise en ligne, redirections actives, blocages de test retirés, nouveau plan du site (sitemap) envoyé dans Search Console.
- Surveiller pendant plusieurs semaines : pages en erreur, pages qui décrochent, formulaires de contact.
Une baisse temporaire reste possible même avec une refonte bien faite. Google prévient que, pour un site de taille moyenne, il peut s’écouler quelques semaines ou plus avant que les nouvelles adresses remplacent progressivement les anciennes dans ses résultats.
Ce que ça change pour votre site
- Mesurez avant de démolir. Notez le trafic, les demandes de contact et les pages les plus visitées des trois derniers mois. Sans ce point de départ, impossible de dire si la refonte a amélioré quelque chose.
- Visez la vitesse dès la maquette. Une refonte est le bon moment pour corriger un site lent. Les seuils fixés par Google pour ses Core Web Vitals : contenu principal affiché en 2,5 secondes maximum (LCP), réaction aux clics en 200 millisecondes maximum (INP), stabilité visuelle de 0,1 maximum (CLS).
- Gardez vos textes qui marchent. Les mots que vos clients tapent dans Google sont dans vos pages actuelles. Réécrire tout « pour faire moderne » peut faire perdre ces requêtes.
- Revérifiez tout ce qui ne se voit pas : suivi des statistiques, formulaires, envoi des e-mails de confirmation, mentions légales, bandeau cookies.
- Prévoyez de pouvoir modifier le site vous-même. Une refonte qui vous rend dépendant d’un prestataire pour changer un horaire n’en est pas vraiment une.
Ce que ça coûte
Le prix d’une refonte dépend surtout du nombre de pages à reprendre et de ce qui change (design seul ou migration complète). Les outils de contrôle, eux, coûtent peu :
- Google Search Console est gratuite et donne la liste des pages vues par Google, avec leurs clics.
- Screaming Frog SEO Spider, l’outil qui explore un site page par page pour repérer les erreurs et les redirections, est gratuit jusqu’à 500 adresses. Au-delà, la licence coûte 199 £ par an (prix relevé le 28 octobre 2026 sur le site de l’éditeur).
Le poste qu’on oublie le plus souvent, c’est votre temps : relire les textes, fournir des photos récentes, valider les maquettes. Et le coût caché d’une refonte ratée, c’est le trafic perdu pendant les mois où personne ne s’en rend compte.
Les erreurs fréquentes
- Supprimer des pages qui rapportent des visites parce qu’elles ne cadrent pas avec la nouvelle maquette.
- Rediriger toutes les anciennes pages vers la page d’accueil. Google indique qu’une redirection en masse vers une même page peut être traitée comme une erreur. Chaque page doit pointer vers son équivalent.
- Oublier le blocage du site de test. C’est la panne la plus bête et la plus fréquente : le nouveau site est mis en ligne en demandant toujours à Google de ne pas l’indexer.
- Tout changer en même temps : domaine, CMS, hébergeur et contenus. Si les visites baissent, impossible de savoir pourquoi.
- Arrêter le suivi le jour de la mise en ligne. Les problèmes apparaissent dans les semaines qui suivent, quand Google repasse sur les pages.
Questions fréquentes
Refonte ou nouveau site : quelle différence ?
Le résultat peut se ressembler, mais la démarche n’est pas la même. Un nouveau site part de zéro. Une refonte remplace un site qui a déjà des visiteurs, des positions dans Google et des liens entrants : tout le travail consiste à les transférer vers la nouvelle version au lieu de les perdre.
Quand faut-il refaire son site ?
Quand il ne s’affiche pas correctement sur téléphone, quand il est lent, quand vous n’arrivez plus à le modifier vous-même, quand l’outil sur lequel il repose n’est plus mis à jour, ou quand il ne reflète plus votre activité. L’âge du site n’est pas un critère en soi : un site ancien qui se charge vite et amène des clients n’a pas besoin d’être démoli.
Peut-on garder son nom de domaine et son hébergeur ?
Oui, et c’est même le cas le plus simple : garder la même adresse supprime toute une partie du risque. Changer d’hébergeur en même temps est possible, mais mieux vaut le faire avant ou après la refonte, pas le même jour.
Va-t-on perdre des positions dans Google ?
Des variations de quelques semaines sont normales pendant que Google explore à nouveau le site. Une chute durable, en revanche, a presque toujours une cause identifiable : pages supprimées, redirections manquantes, textes appauvris ou blocage de l’indexation oublié.
Voir aussi
- Redirection 301 : le mécanisme qui fait suivre chaque ancienne adresse vers la nouvelle, et les codes à ne pas confondre.
- Core Web Vitals : les trois mesures de vitesse et de stabilité à vérifier sur le nouveau site.
- Indexation : comment Google découvre et enregistre les pages, à surveiller après la bascule.
- Google Search Console : l’outil gratuit pour faire l’inventaire avant la refonte et suivre l’indexation après.
Votre site a besoin d’une refonte ? On commence par l’inventaire de vos pages et le plan de redirections, avant de toucher au design, pour que la refonte de votre site internet garde ce qui marche déjà. Nos formules sont détaillées sur la page tarifs. Appelez-nous au 04 11 78 90 73 ou écrivez-nous via la page contact.
Sources
- Google Search Central, Déplacer un site en changeant d’URL (une seule modification à la fois, redirections en masse vers une même page, délai de quelques semaines ou plus).
- web.dev (Google), Core Web Vitals (seuils LCP, INP et CLS).
- Screaming Frog, SEO Spider : tarifs, prix relevé le 28 octobre 2026.



