Développement web

Site internet d’entreprise : les 4 éléments que vos clients veulent voir

Site internet d’entreprise : les 4 éléments que vos clients veulent voir

    Coordonnées visibles, appels à l'action clairs, preuves de sérieux et navigation fluide sur mobile : les 4 attentes des visiteurs d'un site d'entreprise. Avec les obligations légales à ne pas oublier.

    Un visiteur qui arrive sur le site internet d’une entreprise veut savoir en quelques secondes ce que vous faites, pour qui, et comment vous contacter. Quatre éléments font la différence : des coordonnées faciles à trouver, des appels à l’action clairs, des preuves de sérieux (avis, références, réalisations) et une navigation fluide sur mobile. S’y ajoutent des obligations légales, comme les mentions légales et le consentement aux cookies, qui ne sont pas facultatives.

    Cet article reprend ces quatre attentes, montre comment les mettre en place concrètement, puis liste ce qu’il faut ajouter pour qu’un site d’entreprise soit crédible, conforme et utile commercialement.

    À quoi sert un site internet d’entreprise ?

    Un site d’entreprise n’est pas une plaquette en ligne. Selon votre activité, il sert à :

    • rassurer un prospect qui a entendu parler de vous et vérifie que vous existez vraiment ;
    • générer des demandes : devis, rendez-vous, réservations, appels ;
    • vendre directement, s’il s’agit d’une boutique en ligne ;
    • informer des partenaires, des candidats, des investisseurs, comme le fait un site institutionnel.

    Les formes varient beaucoup : site de start-up, site de praticien (sophrologue, thérapeute), site d’hôtel avec réservation, site catalogue, site vitrine d’artisan. Mais dans tous les cas, le client est au centre : une entreprise n’est aussi bonne que sa capacité à répondre à ses attentes, et son site aussi.

    entreprise site internet

    Le visiteur comprend-il tout de suite ce que vous faites ?

    Avant même les quatre éléments ci-dessous, il y a un prérequis : le haut de la page d’accueil doit répondre à trois questions sans que le visiteur ait à faire défiler.

    1. Que faites-vous ? En une phrase compréhensible par un non-spécialiste.
    2. Pour qui et où ? Particuliers ou professionnels, zone géographique.
    3. Qu’est-ce que je peux faire maintenant ? Un bouton principal visible.

    Un slogan vague (« L’excellence à votre service ») ne répond à aucune de ces questions. « Plombier chauffagiste à Montpellier, dépannage sous 24 h pour particuliers et syndics » répond aux trois.

    Vos coordonnées sont-elles faciles à trouver ?

    Beaucoup de visiteurs viennent sur un site d’entreprise simplement pour vous joindre. Dès la première page, ils doivent voir comment faire. Une adresse physique, même si personne ne viendra sur place, rassure : elle prouve que l’entreprise est réelle.

    Les bonnes pratiques :

    • les coordonnées dans le pied de page de toutes les pages, et une page contact dédiée accessible depuis le menu ;
    • plusieurs canaux, selon ce que vous pouvez réellement assurer : formulaire, adresse e-mail, téléphone, messagerie instantanée ;
    • des liens cliquables : une adresse e-mail en lien mailto: ouvre directement la messagerie du visiteur, un numéro en lien tel: lance l’appel depuis un smartphone ;
    • les horaires, les délais de réponse et, pour une activité locale, une carte d’accès ;
    • un formulaire court : seulement les champs dont vous avez vraiment besoin pour répondre.

    Mieux vaut un seul canal bien suivi que cinq canaux où les messages restent sans réponse. Notre article sur la page de contact détaille comment la concevoir.

    Le visiteur sait-il quoi faire ensuite ?

    Un appel à l’action (CTA, pour call to action) est un bouton ou un lien qui indique clairement l’étape suivante : « Demander un devis », « Réserver une consultation », « Voir nos réalisations », « Acheter ». Sans lui, le visiteur intéressé doit deviner, et beaucoup repartent.

    • Un objectif principal par page, décliné en un bouton bien visible ; deux ou trois CTA au maximum pour ne pas disperser l’attention.
    • Un texte d’action concret : « Recevoir mon devis sous 48 h » plutôt que « Envoyer » ou « Cliquez ici ».
    • Un bouton qui ressemble à un bouton : couleur contrastée, taille suffisante pour le pouce sur mobile.
    • Un CTA au bon moment : en haut de page pour les visiteurs décidés, et après les arguments pour ceux qui ont besoin d’être convaincus.

    Pour aller plus loin sur la rédaction et le placement, lisez notre article sur les call to action.

    Pourquoi vous ferait-il confiance ?

    Vous pouvez affirmer que vous êtes le meilleur de votre secteur ; personne ne vous croira sans preuve. C’est le rôle des éléments de réassurance :

    • Les avis clients : affichez-les, idéalement issus d’une plateforme externe (fiche d’établissement Google, plateforme d’avis), et mettez en place une routine pour demander un avis après chaque prestation réussie.
    • Les références : si vos clients sont des entreprises, une liste ou des logos de clients est très parlante, à condition d’avoir leur accord.
    • Les réalisations : photos avant et après, études de cas, exemples de livrables.
    • Les labels, certifications et récompenses, en particulier ceux délivrés par des organismes reconnus.
    • L’équipe : de vraies photos et de vrais noms sur une page « À propos » humanisent l’entreprise.

    Attention à ne jamais fabriquer de preuves. Depuis le 28 mai 2022, avec l’ordonnance n° 2021-1734 qui transpose la directive européenne dite Omnibus, publier ou faire publier de faux avis, ou prétendre que des avis proviennent de clients réels sans avoir vérifié, constitue une pratique commerciale trompeuse. Notre article sur les avis clients explique comment les collecter et les afficher.

    Rien n’est plus frustrant que d’arriver sur un site avec une intention claire et de se perdre dans un labyrinthe de pages, ou de découvrir que le site, parfait sur ordinateur, est inutilisable sur téléphone. Quelques règles simples :

    • Un menu court et des intitulés explicites (« Nos services », « Tarifs », « Contact ») plutôt que des termes créatifs que personne ne comprend.
    • Un site responsive, qui s’adapte à la taille de l’écran ; sur mobile, les sous-menus se replient et ne s’ouvrent qu’à la demande.
    • Une recherche interne si le site compte beaucoup de pages ou de produits.
    • Des pages rapides : images compressées, hébergement adapté, peu de scripts superflus.
    • Une page par besoin : un visiteur qui cherche un service précis doit trouver une page dédiée, pas un paragraphe noyé dans une page générale.

    Ce dernier point sert aussi votre visibilité : Google indexe et classe les sites à partir de leur version mobile, et des pages centrées sur un sujet ont plus de chances de répondre précisément à une recherche.

    Quelles sont les obligations légales ?

    Un site d’entreprise doit aussi respecter plusieurs règles. Les principales :

    • Les mentions légales (article 6 de la loi du 21 juin 2004 pour la confiance dans l’économie numérique) : identité de l’entreprise, adresse, numéro d’immatriculation, numéro de TVA, coordonnées de contact, identité de l’hébergeur. Pour un entrepreneur individuel, l’absence de ces mentions est passible d’un an d’emprisonnement et de 75 000 € d’amende.
    • Les cookies : selon la CNIL, les traceurs non essentiels (mesure d’audience non exemptée, publicité) nécessitent un consentement préalable, et refuser doit être aussi simple qu’accepter.
    • Les données personnelles : une politique de confidentialité qui explique ce que deviennent les données collectées par vos formulaires.
    • La vente en ligne : conditions générales de vente, information sur le droit de rétractation.
    • L’accessibilité : depuis le 28 juin 2025, la directive européenne 2019/882 impose des exigences d’accessibilité à une partie des services en ligne, dont le commerce électronique. Les microentreprises de services (moins de 10 salariés et chiffre d’affaires ou bilan annuel inférieur ou égal à 2 millions d’euros) en sont exemptées.

    Quelles erreurs éviter ?

    • Parler de vous plutôt que du client : l’historique de l’entreprise intéresse moins que la réponse à son problème.
    • Cacher les prix quand vous pourriez donner une fourchette : beaucoup de visiteurs cherchent au moins un ordre de grandeur.
    • Multiplier les CTA au point que plus rien ne ressort.
    • Afficher des informations périmées : horaires, équipe, actualités de trois ans. Un site à l’abandon inquiète plus qu’il ne rassure.
    • Oublier la maintenance : mises à jour, sauvegardes et certificat HTTPS sont indispensables pour que le site reste sûr.
    • Penser tout cela après coup : intégrer ces éléments dès la conception fait gagner du temps et évite des reprises coûteuses.

    Si vous préparez un nouveau site ou la refonte de l’actuel, notre équipe peut s’en charger dans le cadre de nos prestations de création de site internet : un site vitrine WordPress démarre à 1 200 €, un site vitrine sur mesure de 5 à 10 pages à 3 500 €. Vous pouvez nous écrire à contact@osmova.com ou passer par le formulaire de contact.

    Questions fréquentes

    Quelles pages doit contenir un site internet d’entreprise ?

    Au minimum : une page d’accueil, une page par service ou gamme de produits, une page « À propos », une page contact, les mentions légales et la politique de confidentialité. Des réalisations, des avis et un blog viennent ensuite renforcer le site.

    Combien de CTA mettre sur une page ?

    Un objectif principal par page, avec deux ou trois boutons au maximum. Le même CTA peut être répété en haut et en bas d’une page longue.

    Faut-il afficher un numéro de téléphone sur son site ?

    Si vous êtes joignable par téléphone, oui : c’est un canal attendu, surtout pour les services locaux. Les mentions légales doivent de toute façon comporter des coordonnées de contact. L’essentiel est d’afficher les canaux que vous suivez réellement.

    Les mentions légales sont-elles obligatoires pour une petite entreprise ?

    Oui, quelle que soit la taille de l’entreprise. Elles doivent notamment indiquer l’identité de l’entreprise, ses coordonnées, son immatriculation et l’hébergeur du site.

    Un site d’entreprise doit-il être accessible aux personnes handicapées ?

    C’est une obligation pour une partie des services en ligne, dont le commerce électronique, depuis le 28 juin 2025, avec une exemption pour les microentreprises de services. C’est de toute façon une bonne pratique qui améliore l’expérience de tous les visiteurs.

    Sources

    Continuez votre lecture

    Articles sur le même sujet : Creation de site web - Un site qui fait avancer le business

    agence-refonte-site-internet-montpellier
    Développement web

    Comment concevoir l’arborescence de votre site web ?

    L'arborescence est le plan hiérarchique des pages d'un site. Méthode en 7 étapes, profondeur, lien avec le référencement,…

    choisir-son-nom-de-domaine-conseil
    Développement web

    Nom de domaine : 8 conseils pour bien le choisir

    Court, facile à dicter, fidèle à votre marque, libre de droits et enregistré à votre nom : les…

    CMS-Open-Source-Vs-CMS-Closed-Source
    Développement web

    CMS open source ou closed source : lequel choisir pour votre site ?

    CMS open source ou propriétaire : ce qui change vraiment sur le coût, la sécurité, le support et…

    les-avantages-et-les-inconvénients-de-Drupal
    Définitions

    Avantages et inconvénients de Drupal : faut-il le choisir ?

    Drupal est un CMS open source puissant pour les sites riches en contenus, multilingues ou multi-équipes, mais exigeant…