L'éditeur de blocs Gutenberg a bien changé depuis 2018 : édition du site, styles globaux, compositions. On le compare à Elementor et Divi sur la mise en page, la performance et la pérennité, puis on vous aide à choisir.
Gutenberg, l’éditeur de blocs intégré à WordPress depuis la version 5.0 (décembre 2018), suffit aujourd’hui pour la majorité des sites vitrines et des blogs, surtout avec un thème à blocs et l’éditeur de site. Un page builder comme Elementor ou Divi reste pertinent si vous voulez des mises en page très libres sans développeur, au prix d’une dépendance à l’outil et d’un code plus lourd. Si votre site tourne déjà bien sous un builder, ne migrez pas sans raison.
La question se pose à chaque création ou refonte de site WordPress. Depuis la première version de cet article, Gutenberg a beaucoup évolué : édition complète du site, styles globaux, compositions réutilisables. On fait le point sur ce que chaque option sait faire aujourd’hui, et sur la façon de choisir.
- Qu’est-ce que Gutenberg ?
- Que peut-on faire avec les blocs aujourd’hui ?
- Qu’est-ce qu’un page builder WordPress ?
- Gutenberg, Elementor ou Divi : quelles différences ?
- Lequel choisir selon votre situation ?
- Quelles erreurs éviter ?
- Questions fréquentes
- Sources
Qu’est-ce que Gutenberg ?
Gutenberg est le nom du projet qui a remplacé l’ancien éditeur de WordPress (une simple zone de texte façon traitement de texte) par un éditeur de blocs. Chaque élément de la page, un paragraphe, un titre, une image, une colonne, un bouton, est un bloc que l’on ajoute, déplace et règle indépendamment.
Les grandes étapes, selon la documentation et la feuille de route officielles de WordPress :
- WordPress 5.0 (6 décembre 2018) : l’éditeur de blocs devient l’éditeur par défaut des articles et des pages (phase 1 du projet).
- WordPress 5.9 (25 janvier 2022) : arrivée de l’édition complète du site (full site editing) avec les thèmes à blocs.
- WordPress 6.3 : aboutissement de la phase 2, centrée sur l’éditeur de site et les outils de blocs appliqués à tout le site.
- Aujourd’hui : la phase 3, consacrée à l’édition collaborative et aux circuits de publication, est en cours.
Le développement continue dans l’extension Gutenberg, qui sert de laboratoire : chaque version de WordPress intègre les fonctions devenues stables, il n’est donc pas nécessaire d’installer l’extension pour en profiter. Et l’ancien éditeur reste accessible via l’extension officielle Classic Editor, toujours maintenue et installée sur plus de 8 millions de sites d’après WordPress.org.
Que peut-on faire avec les blocs aujourd’hui ?

Bien plus qu’en 2018. Avec un thème compatible (idéalement un thème à blocs), Gutenberg permet de :
- mettre en page avec des groupes, des colonnes, des rangées et des piles, en pleine largeur ou en largeur de contenu ;
- modifier l’en-tête, le pied de page et les modèles de pages depuis l’éditeur de site, sans code ;
- définir des styles globaux (couleurs, typographies, espacements) qui s’appliquent à tout le site ;
- réutiliser des compositions (patterns), synchronisées ou non, pour garder des sections identiques d’une page à l’autre ;
- ajouter des blocs sur mesure, développés pour le design du site, que l’équipe éditoriale utilise comme n’importe quel bloc natif.
Ce dernier point change tout pour un site professionnel : au lieu de laisser le rédacteur tout régler (et tout casser), on lui fournit des blocs déjà mis en forme aux couleurs de la marque. Sur les sites qu’on livre, les articles se rédigent dans Gutenberg avec des blocs adaptés au design du site, ce qui rend les clients autonomes pour publier.
Qu’est-ce qu’un page builder WordPress ?
Un page builder (constructeur de pages) est une extension ou un thème qui remplace l’éditeur par sa propre interface visuelle, en glisser-déposer, avec ses propres éléments (widgets ou modules). Les plus connus :
- Elementor : extension avec une version gratuite et une version Pro payante, active sur plus de 10 millions de sites selon le répertoire WordPress.org.
- Divi : thème et builder d’Elegant Themes, payant uniquement (abonnement annuel ou accès à vie), sans version gratuite.

Leurs atouts sont réels : édition visuelle directement sur la page, très nombreux réglages de style par élément, bibliothèques de modèles, et une prise en main rapide pour quelqu’un qui ne veut pas toucher au code. Leur contrepartie aussi : le contenu est stocké dans un format propre au builder, ce qui rend un changement d’outil coûteux, et chaque builder ajoute sa couche de code (styles, scripts) au site.
Gutenberg, Elementor ou Divi : quelles différences ?
| Critère | Gutenberg | Elementor | Divi |
|---|---|---|---|
| Prix | Inclus dans WordPress | Gratuit, version Pro payante | Payant |
| Intégration à WordPress | Native, maintenu par le projet WordPress | Extension tierce | Thème et extension tiers |
| Liberté de mise en page | Bonne, surtout avec un thème à blocs | Très grande | Très grande |
| Poids du code | Le plus léger des trois | Couche supplémentaire | Couche supplémentaire |
| Dépendance | Faible : les blocs restent du HTML lisible | Forte : contenu lié à l’outil | Forte : contenu lié à l’outil |
| Prise en main | Simple pour rédiger, plus technique pour l’éditeur de site | Rapide | Riche mais dense |
| Idéal pour | Blogs, sites vitrines, sites durables | Pages marketing construites sans développeur | Sites très graphiques gérés en autonomie |
Mise en page et design
C’était la grande faiblesse de Gutenberg en 2020 : on ne pouvait pas toucher à l’en-tête ni au pied de page, et les réglages de style étaient pauvres. Avec les thèmes à blocs et l’éditeur de site, ce n’est plus vrai. Les builders gardent toutefois une avance sur le réglage fin élément par élément (animations, effets au survol, positionnement libre).
Performance
Gutenberg produit un HTML proche de la page finale, avec peu de code ajouté. Un builder charge ses propres feuilles de style et scripts, ce qui alourdit souvent la page. L’écart dépend beaucoup de la configuration et du thème : mesurez plutôt que de supposer, avec les Core Web Vitals.
Pérennité
Gutenberg fait partie de WordPress : il évolue avec lui. Un builder dépend de son éditeur, de sa compatibilité avec chaque nouvelle version de WordPress et de ses tarifs. Et le jour où vous voulez en sortir, il faut généralement refaire la mise en page des contenus.

Lequel choisir selon votre situation ?
- Nouveau site vitrine ou blog : partez sur Gutenberg avec un thème à blocs ou un thème sur mesure doté de blocs adaptés. C’est la solution la plus durable et la plus légère.
- Site existant sous Elementor ou Divi qui fonctionne : ne migrez pas pour le principe. Une migration signifie refaire les pages une à une. Envisagez-la seulement lors d’une refonte.
- Équipe marketing qui crée beaucoup de landing pages sans développeur : un builder peut se justifier, à condition d’accepter la dépendance et de surveiller les performances.
- Site à fort enjeu de performance ou de longévité (e-commerce, média, site institutionnel) : Gutenberg avec des blocs développés sur mesure.
Vous n’êtes pas obligé de choisir un seul outil pour tout : beaucoup de sites rédigent leurs articles dans Gutenberg et réservent un builder à quelques pages spéciales. Le compromis a un coût (deux outils à maintenir), mais il est parfois raisonnable. Le choix du thème pèse autant que celui de l’éditeur : notre article thème personnalisé ou thème acheté détaille ce point.
Si vous préparez un nouveau site ou une refonte, notre équipe WordPress peut vous aider à trancher. Écrivez-nous à contact@osmova.com ou via le formulaire de contact.
Chez Osmova, on a fait ce choix : plus de Divi, mais des sites sur mesure construits avec des blocs Gutenberg réutilisables, que nos clients modifient eux-mêmes dans l’éditeur. Le rendu reste cohérent d’une page à l’autre, sans dépendre d’un page builder.
Quelles erreurs éviter ?
- Empiler un builder sur un thème qui en embarque déjà un : deux couches de code et des conflits.
- Désactiver un builder sans plan de migration : les pages concernées perdent leur mise en page.
- Multiplier les extensions de blocs pour gagner trois effets visuels : chacune est une dépendance de plus. Notre sélection des extensions WordPress utiles aide à rester raisonnable.
- Laisser le rédacteur tout styliser à la main : sans blocs ni styles globaux cadrés, le site perd vite sa cohérence.
- Oublier les mises à jour : WordPress, thème et builder doivent évoluer ensemble. C’est l’objet de la maintenance WordPress.
Questions fréquentes
Gutenberg est-il un page builder ?
C’est un éditeur de blocs, natif. Avec l’éditeur de site et un thème à blocs, il couvre une grande partie de ce que font les page builders, sans extension tierce.
Peut-on revenir à l’ancien éditeur WordPress ?
Oui, avec l’extension officielle Classic Editor. Elle reste maintenue, mais tout le développement de WordPress se fait autour des blocs : c’est une solution de transition plus qu’un choix d’avenir.
Elementor gratuit suffit-il ?
Pour des pages simples, souvent oui. Certaines fonctions (notamment le Theme Builder pour l’en-tête et le pied de page, et le Form Builder pour les formulaires) relèvent de la version Pro. Vérifiez sur le site de l’éditeur ce que couvre chaque version avant de vous engager.
Passer d’Elementor ou Divi à Gutenberg, c’est compliqué ?
Cela revient à refaire la mise en page de chaque page construite avec le builder. L’effort dépend du nombre de pages et de leur complexité ; sur un gros site, c’est un projet à part entière, à caler de préférence sur une refonte.
Un page builder nuit-il au référencement ?
Pas directement. Mais un code plus lourd peut dégrader la vitesse d’affichage, qui compte pour l’expérience utilisateur. Un site sous builder bien configuré peut être rapide ; il faut simplement le mesurer et l’optimiser.





